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Légendes espagnoles, chapitre 8

Gustavo-Adolfo Bécquer

Pendant quelques minutes les deux jeunes gens se donnèrent les plus vifs témoignages d’amitié et d’affection.

Alonzo prit la parole, et d’un accent ému par la scène que nous venons de rapporter, il s’écria, en s’adressant à son ami :

« Je sais, Lope, que tu aimes doña Inès. J’ignore si ton amour est aussi grand que le mien ; mais tu l’aimes. Nous admettons qu’un duel entre nous est impossible, remettons donc notre sort entre ses mains. Allons la trouver ; qu’elle décide en pleine liberté, qui doit être l’heureux et qui doit être l’infortuné. Tous deux nous respecterons sa volonté, et celui qui n’aura pas gagné ses faveurs, quittera demain Tolède, avec le roi, et ira chercher le soulagement de l’oubli dans les agitations de la guerre.

— Qu’il en soit ainsi, puisque tu le désires, » répondit Lope.

Et les deux amis, s’appuyant sur le bras l’un de l’autre, se dirigèrent vers la place de la cathédrale, là où s’élevait un palais dont il ne reste plus vestige, et qu’habitait doña Inès de Tordesillas.

L’aube allait paraître, et comme quelques-uns des parents de doña Inès, ses frères entre autres, partaient avec l’armée royale, il devait être aisé de pénétrer dans le palais dès la naissance du jour. Comptant sur cette circonstance, ils arrivèrent au bas des flèches gothiques du temple, et, dans ce même temps, un bruit singulier attira leur attention. Abrités derrière l’angle d’un mur, protégés par l’ombre des hauts contreforts du merveilleux édifice, ils virent, non sans une extrême surprise, ouvrir un des balcons du palais de leur dame, et aperçurent un homme se laissant glisser jusqu’au sol au moyen d’une corde, et enfin une forme blanche, celle sans doute de doña Inès, qui, penchée sur la balustrade découpée, échangeait de tendres paroles d’adieu avec son mystérieux galant.

Le premier mouvement des deux jeunes gens fut de mettre la main à l’épée ; mais, s’arrêtant, comme frappés d’une idée subite, ils détournèrent les yeux, se regardèrent, et virent sur leur visage l’expression d’une surprise tellement comique, qu’ils poussèrent un éclat de rire des plus bruyants, qui, répété d’écho en écho, au milieu du silence de la nuit, résonna par toute la place et arriva même jusqu’au palais. La forme blanche, en l’entendant, disparut du balcon ; un bruit de portes, fermées avec fracas se fit entendre et tout rentra dans un profond silence.

Le jour suivant, la reine, placée sur une luxueuse estrade, regardait défiler les bataillons qui allaient combattre les Maures. Les dames des plus illustres familles de Tolède l’entouraient ; parmi elles se trouvait doña Inès de Tordesillas, sur laquelle, ce jour-là, comme avant, se fixaient tous les yeux, mais avec une expression autre que d’habitude. C’est du moins ce qu’elle crut remarquer ; il lui semblait, en effet, que les curieux regards attachés sur elle étaient accompagnés d’un sourire moqueur.

Cette observation ne laissait pas que de l’inquiéter, surtout au souvenir des bruyants éclats de rire qu’elle avait cru entendre au loin, la nuit précédente, près de l’un des angles de la place, au moment où elle fermait le balcon, en disant adieu à son amant.

Mais quand, parmi les combattants, aux armures étincelantes, qui passaient sous l’estrade, au milieu d’un nuage de poussière, elle vit apparaître les bannières réunies des deux maisons de Carrillo et de Sandoval, et qu’elle vit aussi le sourire significatif qu’en saluant la reine, les deux anciens rivaux, qui chevauchaient côte à côte, dirigèrent vers elle, devinant tout, la rougeur de la honte colora son front et des larmes de dépit roulèrent dans ses yeux.

LE GNOME.

Les jeunesses du village revenaient de la fontaine, portant sur la tête leurs cruches de grès. Elles revenaient chantant, riant et faisant un bruit, un tapage semblable au gazouillement d’une bande d’hirondelles voltigeant, aussi nombreuses que la grêle, autour de la girouette du clocher.

Près du porche de l’église, au pied d’un genévrier, s’était assis le père Grégoire. Le père Grégoire, le doyen du village, comptait près de quatre-vingt-dix printemps. Il avait la barbe blanche, la bouche souriante, l’œil malin et les mains tremblotantes. Pasteur dans son enfance, il fut soldat dans sa jeunesse, puis cultiva le petit champ que lui avait légué son père. Il le cultiva jusqu’au jour où, à bout de forces, il s’assit tranquillement pour attendre la mort, qu’il ne craignait ni ne désirait.

Personne ne contait une joyeuse anecdote avec plus de grâce que lui, ni ne savait plus d’histoires émouvantes, ni ne citait plus à propos un proverbe, une sentence ou un adage.

Les jeunesses, en le voyant, pressèrent le pas, désireuses de lui parler, et quand elles arrivèrent au porche, toutes le supplièrent de leur conter une histoire pour les divertir, en attendant la nuit qui approchait ; car le soleil, près de se coucher, ne dardait plus sur la terre que des rayons obliques et l’ombre des montagnes s’étendait déjà, au loin, dans la plaine.

Le père Grégoire écouta en souriant la demande des jeunes filles, qui, après avoir obtenu de lui la promesse de leur dire un conte, déposèrent à terre leurs cruches, s’assirent près de lui, en formant un cercle dont le vieillard était le centre et il leur parla en ces termes :

« Je ne vous conterai pas une histoire, bien qu’il m’en vienne plusieurs à la mémoire ; mais elles ont trait à des événements si graves, que des petites folles de votre espèce n’auraient pas la patience de m’écouter, et que moi, vu l’heure avancée du jour, je n’aurais pas le temps de la terminer. Au lieu d’une histoire, je vous donnerai un conseil.

— Un conseil ! s’écrièrent les jeunes filles d’un air de mauvaise humeur très marqué ; bah ! ce n’est pas pour entendre des conseils que nous nous sommes arrêtées ici. Quand nous en avons besoin, le seigneur curé est chargé de nous les donner.

— Mais, reprit l’ancien avec son sourire habituel, sa voix cassée et chevrotante, c’est que le seigneur curé ne vous le donnera, peut-être, pas dans un moment aussi propice que peut le faire le père Grégoire, – car, occupé comme il l’est de ses prières et de ses litanies, il n’aura pas observé, comme moi, que chaque jour vous allez chercher l’eau à la fontaine plus tôt, et que vous en revenez plus tard. »

Les filles se regardèrent, en échangeant un sourire légèrement moqueur, et parmi celles qui lui tournaient le dos, quelques-unes se posèrent le doigt sur le front, en accompagnant ce mouvement d’un geste significatif.

« Et quel mal voyez-vous à ce que nous restions à la fontaine, un moment, à jaser avec les amies et les voisines ? dit l’une d’elles. Peut-être a-t-on fait au village des cancans, parce que les jeunes gens viennent au bord du chemin nous faire des compliments, où s’offrir à porter nos cruches jusqu’à l’entrée du village.

— Il y a un peu de cela, reprit le vieillard, en s’adressant à la fille qui avait porté la parole au nom de ses compagnes. Les anciennes du village se plaignent de voir les jeunesses d’aujourd’hui bavarder et caqueter dans un endroit où elles n’allaient qu’en tremblant pour en partir vite, après avoir pris l’eau qu’elles ne pouvaient puiser ailleurs ; et, pour mon compte, je vous blâme d’oublier peu à peu la crainte qu’inspirait, jadis, à tout le monde l’emplacement de la fontaine ; car enfin vous pourriez y être surprise par la nuit. »

Le père Grégoire prononça ces dernières paroles d’un air si mystérieux que les jeunes filles, ouvrant des yeux étonnés, le regardèrent avec une expression moqueuse et reprirent :

« La nuit ! que se passe-t-il donc dans cet endroit ? Quelles terreurs voulez-vous nous inspirer avec vos étranges, vos effrayants propos ? Que peut-il nous y arriver ? Serions-nous exposées, par hasard, à y être mangées par les loups ?

— Quand le Moncayo se couvre de neige, les loups, chassés de leurs repaires, descendent, en troupeaux, le long de ses flancs, et plus d’une fois, nous avons entendu l’horrible concert de leurs hurlements, non seulement aux abords de la fontaine, mais dans les rues mêmes du village. Les loups, cependant, ne sont pas les hôtes les plus terribles du Moncayo.

« Dans ses profonds ravins, sur ses pics solitaires et âpres, dans ses grottes nombreuses, vivent des esprits diaboliques qui, la nuit, descendent le long de ses pentes comme des essaims d’abeilles, remplissent les vallons et s’étendent comme des fourmis dans les plaines ; ils sautent de roc en roc, batifolent dans les eaux et se balancent dans les branches des arbres dépouillés de feuilles : ceux-ci hurlent dans les anfractuosités des pics ; ceux-là pétrissent et détachent ces immenses blocs de neige qui descendent des cimes élevées, enveloppant, écrasant tout ce qu’ils rencontrent sur leur passage ; d’autres frappent contre nos vitres en même temps que la grêle, durant les nuits pluvieuses, ou courent en flammes bleuâtres et légères sur les joncs des marais.

« Ces esprits, chassés de nos plaines par les bénédictions et les exorcismes de l’Église, ont été se réfugier sur les crêtes inaccessibles des montagnes ; ils sont de différentes essences et semblent se montrer à nos regards sous des formes très variées. Certes les plus dangereux de tous, ceux qui s’insinuent avec de douces paroles dans le cœur des jeunes filles, et les séduisent par de merveilleuses, promesses, sont les gnomes.

« Les gnomes, sachez-le, vivent dans les entrailles des montagnes, dont ils connaissent les chemins souterrains, et, gardiens éternels des trésors qu’elles renferment, veillent jour et huit sur les filons métalliques et les pierres précieuses.

« Voyez, continua le vieillard, en montrant, avec le bâton sur lequel il s’appuyait, la cime du Moncayo qui se dressait à sa droite, détachant sa sombre et gigantesque silhouette sur le ciel violacé et brumeux, du crépuscule ; voyez ces immenses rochers encore couronnés de neige. Eh bien ! c’est dans leur sein que séjournent ces esprits infernaux. Le palais qu’ils habitent est à la fois horrible et splendide. – Il y a bien des années qu’un pasteur, en cherchant une brebis égarée, pénétra dans l’une de ces grottes à l’entrée encombrée de broussailles et dont personne n’a jamais vu la fin. – Quand il revint au village, il était pâle comme la mort, avait surpris les secrets des gnomes, respiré l’air empoisonné qui les enveloppe et il paya de sa vie son audace ; mais, avant de mourir, il révéla des choses effroyables. En s’enfonçant dans cette caverne, il avait rencontré d’immenses galeries souterraines, éclairées par les lueurs indécises et fantastiques qu’engendrait la phosphorescence des rochers pareils à d’immenses plaques de cristal, et affectant des formes aussi capricieuses qu’étranges. Le sol, la voûte et les parois de ces vastes salons édifiés par la nature, semblaient jaspés comme les marbres les plus rares, avec cette différence, que leurs veines d’or et d’argent enchâssaient des pierres précieuses de toutes les couleurs, de toutes les dimensions brillant d’un éclat incomparable. – C’était une profusion de jacinthes, d’émeraudes, de rubis, de saphirs, que sais-je ? et tant d’autres pierres inconnues que le pasteur ne put nommer, mais si grandes, si belles qu’en les contemplant ses yeux en furent éblouis.

« Nul bruit extérieur n’arrivait au fond de la fantastique caverne ; de loin en loin, seulement, il percevait le long et plaintif gémissement de l’air, qui passait à travers ce labyrinthe enchanté ; les rumeurs confuses de feux souterrains en ébullition et le murmure d’eaux courantes, qui venaient on ne sait d’où. Le pasteur, seul, perdu dans cette immensité, marcha des heures et des heures sans retrouver la sortie, mais rencontra enfin la source d’où sortait l’eau dont il avait entendu le murmure. Cette source jaillissait du sol comme une fontaine merveilleuse, couronnée d’écume ; elle tombait en formant une belle cascade et produisait un murmure sonore, en fuyant et en bondissant dans les crevasses des rochers.

« Des plantes inconnues, aux feuilles largement développées ou minces et longues comme des rubans flottants poussaient autour du bassin, et, à moitié cachés par cette humide et luxuriante verdure, glissaient çà et là des êtres bizarres, partie homme, partie serpent, ou tenant des deux à la fois, et qui, chose étrange, subissaient d’incessantes métamorphoses. Tantôt ils prenaient l’apparence de créatures humaines, chétives et avortées ; tantôt celle de salamandres lumineuses ou même celle de ces flammes fugaces qui dansent des rondes au-dessus des sources. Ce n’est pas tout : d’autres s’agitaient dans toutes les directions, couraient à la surface du sol sous la forme de nains affreux et rachitiques, ou grimpaient contre les murailles, bavant et se tortillant à la manière des reptiles, ou encore dansaient comme des feux follets, au-dessus des eaux ; ceux-ci étaient les gnomes, les seigneurs de ces domaines, occupés à compter et à remuer leurs fabuleuses richesses.

Ils savent, eux, où les avares cachent les trésors que leurs héritiers cherchent ensuite vainement ; ils connaissent les lieux où les Maures, avant de fuir, ont caché leurs joyaux. Les bijoux perdus, les monnaies égarées ; rien de ce qui a quelque valeur ne saurait leur échapper. C’est ce qu’ils cherchent, trouvent et volent, pour le cacher dans leurs tanières ; car ils parcourent le monde entier sous la terre, par des chemins secrets et ignorés. Là ils ont amoncelé en tas, des objets de toute espèce, rares et précieux ; là, ils ont accumulé des joyaux d’un prix inestimable, des colliers de perles et de pierres fines, des vases d’or de formes anciennes, pleins de rubis, des coupes ciselées, des armures damasquinées, des monnaies aux effigies et aux légendes inconnues et impossibles à déchiffrer, des trésors enfin si fabuleux et si considérables que l’imagination peut à peine les concevoir. Ce merveilleux ensemble brillait, lançait des éclairs de toutes les couleurs, aux plus éclatants reflets ; on eût dit un incendie dans lequel tout luit, remue et tremblote. Le pasteur a, du moins, conté ainsi ce qui lui était apparu. »

Arrivé à ce point, l’ancien cessa de parler. Les filles, qui avaient écouté d’abord le père Grégoire avec un sourire moqueur, gardaient alors le silence. Elles attendaient qu’il reprît son récit, les yeux étonnés, les lèvres légèrement entr’ouvertes, l’intérêt et la curiosité peints sur le visage. Une d’elles rompit enfin le silence et s’écria, incapable de maîtriser plus longtemps son enthousiasme, à la description des fabuleuses richesses qui s’étaient offertes aux regards du pasteur.

« Eh quoi ! il n’a rien rapporté de la grotte.

— Rien, répondit le père Grégoire.

— Quel nigaud ! reprirent en chœur toutes les filles.

— Le ciel lui est venu en aide dans cette occurrence, continua l’ancien ; car au moment où l’avarice, qui domine tous les autres sentiments, commençait à dissiper ses craintes et qu’affolé par la vue de tant de bijoux, dont un seul eût suffi pour l’enrichir, au moment où le pasteur allait s’en approprier quelques-uns, il entendit, paraît-il, chose merveilleuse, il entendit clairement, distinctement, du sein de la profondeur, malgré les éclats de rire et les clameurs des gnomes, les bouillonnements des feux souterrains, le murmure des eaux courantes, et les plaintes de l’air, il entendit, vous dis-je, comme s’il se fût trouvé au pied de la colline du village, la cloche de l’ermitage de Notre-Dame de Moncayo.

« Elle sonnait l’Ave Maria. En l’entendant, le pasteur tomba la face contre terre, invoqua la mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et sans savoir par où ni comment, il se trouva hors de ce terrible endroit, gisant plein d’effroi, sur le sentier qui conduit au village, juste comme s’il sortait d’un rêve affreux.

« Tout le monde, depuis ce jour, comprend pourquoi la fontaine du village charrie parfois, dans ses eaux, une très fine poussière d’or et pourquoi, la nuit venue, on entend dans les murmures qu’elle produit des paroles confuses, paroles trompeuses avec lesquelles les gnomes, dont elle est infestée dès sa naissance, cherchent à séduire les imprudents qui les écoutent, quand ils leur promettent les richesses et les trésors qui doivent les perdre à jamais. »

Le vieillard eût peut-être continué son récit, mais la nuit était venue et la cloche de l’église sonnait les prières du soir.

Les filles firent dévotement le signe de la croix, récitèrent à voix basse l’Ave Maria, prirent congé du père Grégoire qui leur conseilla encore de ne pas s’oublier le soir à la fontaine ; chacune reprenant sa cruche et se groupant toutes ensemble, elles quittèrent, silencieuses et préoccupées, le porche de l’église.

Elles se trouvaient déjà loin de l’endroit où elles avaient rencontré l’ancien, elles venaient d’atteindre la place du village et allaient se séparer, quand la plus audacieuse d’entre elles s’écria :

« Croyez-vous, par hasard, vous autres, les sornettes que nous a contées le père Grégoire ?

— Moi, non, dit l’une.

— Moi pas davantage, s’écria une autre.

— Ni moi, ni moi, répétèrent-elles, en se moquant elles-mêmes de leur crédulité d’un moment. »

Le groupe des filles se disjoignit sur la place ; elles prirent toutes des directions différentes, et comme elles doublaient l’angle des rues qui y aboutissent, deux d’entre elles, les seules qui n’eussent pas ouvert la bouche pour protester par leurs plaisanteries contre la véracité du père Grégoire, marchaient préoccupées de ses récits merveilleux. Elles semblaient absorbées dans leurs réflexions et gagnèrent côte à côte, avec cette lenteur particulière aux personnes distraites, une petite rue sombre, étroite et tortueuse.

La plus grande de ces filles, qui pouvait avoir vingt ans, s’appelait Marthe, et Madeleine, la plus petite, approchait de dix-sept.

Elles continuaient à garder le silence ; mais, quand elles arrivèrent devant leur maison, elles déposèrent leurs cruches sur le banc de pierre près de l’entrée, et Marthe dit à Madeleine : « Crois-tu, toi, aux merveilles du Moncayo et aux esprits de la fontaine ? – Moi, reprit naïvement Madeleine, je crois à tout. En douterais-tu, par hasard ? – Oh ! non, s’empressa de répondre Marthe, moi aussi, je crois à tout, à tout… à tout ce que je désire croire. »

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