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Crazy lover, chapitre 8

Zoé Vernon

La décoration surannée donnait au lieu un sentiment d’abandon. Le contraire recherché, apparemment. Il ne comprenait pas que sa cliente lui ait donné rendez-vous ici. L’hôtel était pourtant bien noté. Mais ses goûts n’étaient pas partagés. Il préférait de loin le luxe moderne agrémenté d’une pointe de décadence aux boiseries et tentures, certes de belle facture, mais qui l’oppressaient.

Il n’était pas parvenu à se détendre pendant l’entretien avec sa cliente. C’était la sixième fois qu’il la rencontrait. Toujours seule à seul. Ce, qui, étant donné la nature de sa requête, était évident. Elle ne tenait pas à ce que leur rencontre se sache et venait donc seule.

Il l’observa attentivement. Sous son tailleur chic, sa coiffure sophistiquée, elle incarnait le pouvoir dans les hautes sphères des affaires. Il était amusant, presque jouissif de voir comment ceux qui pensaient détenir le pouvoir et tirer les rênes de la conversation étaient en fait des pions qu’il aimait diriger. Il choisissait ses mots avec soin, ne laissant aucune chance à son partenaire. Et cette femme ne faisait pas exception. Il adorait jouer avec elle, son petit air pincé, son apparente impression de dominer ses pairs et son cul juste incroyable. Son apparence était toujours aussi froide et austère, mais dès qu’il décidait qu’il était

temps de reprendre la main elle se montrait particulièrement docile. Il la laissa lui expliquer comment elle voulait que les choses se déroulent et qu’elle attendît de résultats.

— Cela fait trois mois que je vous ai engagé. Et à part deux ou trois renseignements qu’il me semble facile d’obtenir, vous n’avez rien apporté de nouveau.

Il la regarda avec insistance et attendit qu’elle baisse les yeux. Ce qu’elle fit pour son plus grand plaisir. Un coin de ses lèvres remonta discrètement quand il la vit croiser et décroiser ses jambes, mal à l’aise. Des jambes au galbe parfait que de hauts talons rendaient encore plus bandante. Il savait ce qui se cachait sous sa jupe. Et si elle avait obéi à ses ordres de la semaine passée, elle ne devait porter aucun sous-vêtement. Uniquement des bas retenus par un porte-jarretelles. Même si son érection venait de s’éveiller, il s’obligea à l’immobilité.

Il laissa encore quelques secondes supplémentaires de silence s’installer. Ces secondes avaient un pouvoir exceptionnel et grisant avec lequel il aimait jouer. Il instaurait un climat de gêne qui déstabilisait son interlocuteur. Et un partenaire déstabilisé était souvent malléable et fragile. Une faille dont il se servait pour manœuvrer et amener la personne exactement là où il désirait qu’elle soit.

Et il adorait ça !

Il se pencha vers l’avant. Le bruissement de l’enveloppe placée dans la poche de sa veste de costume détourna furtivement son attention. Ce qu’elle contenait était aussi bandant que ce qu’il s’apprêtait à faire subir à sa cliente.

Une photographie de Charlie Meyer. « Mimi ».

La retrouver n’avait pas été simple. Elle avait pris un soin particulier à se cacher en changeant d’identité, en déménageant en se fondant dans la

masse mouvante qu’était la population parisienne. Ce qui l’avait bluffé le plus avait été son culot en s’exposant sur la scène d’un cabaret. Et il devait être honnête avec lui-même en disant que c’était le dernier endroit où il avait cherché.

Mais il n’attaquerait pas frontalement. Il pourrait le faire pour obtenir les informations que ses clients payaient grassement. Mais quel plaisir retirerait-il à terminer ainsi et si rapidement la partie ? Aucune. Il aimait la chasse. Il aimait la traque. Et par- dessus tout, il adorait la peur et le doute que faisait naître chez ses proies sa façon de les manipuler. Il préférait jouer un peu avec sa victime, s’amuser avec elle comme un chat le ferait avec une souris. Une minuscule souris dont il pouvait briser la nuque d’une seule main. Il la pousserait dans ses retranchements, jouerait avec elle, avec ses peurs. Car une personne qui se sentait prise au piège était plus à même de faire des erreurs.

Il reporta toute son attention vers sa cliente.

— Croyez-vous vraiment que je ne dispose que de

deux ou trois renseignements » ? demanda-t-il avec un calme et une froideur dans la voix qui déstabilisa un peu plus sa cliente.

Avec satisfaction, il la regarda remuer maladroitement sur sa chaise. La grande dame perdait de sa superbe et ce simple spectacle fit gonfler son sexe un peu plus.

— Je… il me semble vous avoir engagé dans ce sens, balbutia-t-elle.

Il la fixa avec intensité.

— C’est exact. Et depuis le temps, vous devriez savoir que ce genre d’assertion me déplaît. Me déplaît fortement, ajouta-t-il, une menace à peine voilée dans la voix.

Ses lèvres s’incurvèrent légèrement, brisant le

masque de froideur qui recouvrait ses traits. Un sourire dénué d’émotion, à peine une esquisse, mais qui fit frissonner sa cliente.

Il se demanda si c’était par peur ou par anticipation. Probablement un mélange des deux.

Avec une lenteur calculée, il se leva et vint se poster devant le fauteuil de la femme. Plus il s’approchait, plus il avait l’impression satisfaisante de la voir se recroqueviller. D’une voix basse, mais ferme, qui trahissait une dureté presque tranchante, il prit la parole :

Il désigna le lit d’un geste du menton.

— Va te mettre à quatre pâtes, genoux bien au bord du lit.

La femme eut un sursaut de stupeur, marquant une légère hésitation qui n’échappa pas à l’homme. La façon dont il lui avait ordonné de se mettre à quatre pâtes était avilissante. Le terme également. Mais tous deux savaient qu’il avait été utilisé à escient.

Les jambes tremblantes, la femme obéit. Il vit ses joues se colorer d’indignation, mais elle prit place comme il lui avait demandé. Il se positionna derrière elle, et même sans la toucher, il perçut clairement son tressaillement. Il plaqua ses mains de part en part de sa taille, puis brusquement la fit reculer de façon à ce que ses genoux reposent au bord du lit, ses mollets et ses chevilles dans le vide. Une position inconfortable, car elle devait maintenir son équilibre. Mais ainsi, il avait un accès total à la femme, il lui suffisait de soulever cette jupe pour pouvoir s’enfoncer profondément en elle. Il pouvait la prendre. Là. Sauvagement. Et il avait bien l’intention de concrétiser ses envies.

Mais pas dans l’immédiat, non. Il avait d’autres projets pour elle. Des projets qu’il retardait, rien que

pour faire monter le niveau de stress de la femme. Il jouait avec le temps, avec sa peur. Il déplaça ses mains, les faisant remonter le long de la colonne de la femme, les fit glisser sur ses côtes, effleura ses seins. Un sourire retroussa ses lèvres quand il l’entendit retenir sa respiration. Il se pencha.

La femme sentit son souffle chaud contre sa nuque et sursauta violemment lorsqu’il murmura à son oreille :

— Doucement. Bientôt, je te baiserai.

Il fit glisser ses mains en sens inverse, caressant son dos. Ses doigts tracèrent des petits cercles, et au travers le vêtement, il la sentit frissonner. Il descendit ses mains. Sur ses fesses, qu’il malaxa puis poursuivit sa lente descente jusqu’à la lisière de sa jupe. Il glissa ses mains sous le tissu et la respiration de la femme se fit hachée. Il pouvait sentir sa peur mêlée à son excitation qui embaumait l’air.

— Tu es excitée.

Sa voix était basse. C’était plus une constatation qu’une question, à laquelle la femme acquiesça.

D’un mouvement vif, il souleva la jupe de la femme jusqu’à sa taille, dévoilant son cul parfait et son sexe déjà luisant. Un sourire apparut sur ses lèvres. Il aimait la domination. Sous toutes ses formes. Mais ce qu’il appréciait particulièrement était l’humiliation ressentie par les femmes lorsqu’il les contraignait à faire exactement ce qu’il désirait. Ce qui lui avait valu d’être blacklisté d’un grand nombre de clubs libertins.

Devant son immobilité, la femme releva légèrement la tête. En réponse, il lui administra une gifle cinglante sur la partie haute des cuisses.

— Ne bouge pas.

Le ton anormalement bas et posé fut un avertissement suffisamment menaçant pour qu’elle

obéisse. Il jeta un coup d’œil circulaire et ses yeux s’arrêtèrent sur les rideaux. Finalement, le côté suranné de cet hôtel allait lui servir. Il se dirigea vers les lourdes tentures qui obstruaient les fenêtres, puis arracha l’embrasse d’un des rideaux. Il éprouva par habitude la résistance du tissu qui ferait un merveilleux lien. Il revint silencieusement vers le lit sur lequel la femme avait gardé la même position.

— Appuis ton torse et ta tête contre le lit et passe tes mains dans ton dos.

Elle s’exécuta. Elle émit un petit sifflement de douleur lorsqu’il passa l’embrasse autour de ses poignets et qu’il serra le lien. Il se recula, observant la femme étendue, les mains ligotées, la croupe exagérément remontée dans la position qu’il lui imposait, les cuisses largement écartées ne cachaient rien de son sexe béant. Il l’entendait haleter et s’amusa de jouer ainsi avec sa pudeur. Un mot qui le fit grimacer. Comment cette femme pouvait-elle jouer les ingénues et les prudes alors qu’elle était un requin affamé dans la vie quotidienne et qu’elle n’hésitait pas

employer les grands moyens pour parvenir à ses fins ?

Il s’éloigna à nouveau vers les fenêtres et d’un geste sec arracha la baguette qui permettait de faire glisser les fins rideaux de voilage derrière les lourdes tentures. Là encore, il éprouva la flexibilité de la baguette. Elle ferait une excellente badine.

Avec une lenteur qui exacerba l’anxiété de la femme qu’il pouvait ressentir tant elle transpirait de chacun de ses pores, il prit le temps d’ôter sa veste. Un tissu gris perlé taillé sur mesure dans une qualité qui rivalisait avec les meilleurs. Puis sa cravate. Grise également. Enfin sa chemise, couper dans le meilleur tissu égyptien rejoignit le reste de ses affaires.

Il se positionna derrière la femme et sans prévenir abattit la badine sur l’arrière de ses cuisses, laissant une trace rouge.

Parfaite.

Précise.

Il pouvait laisser ce genre de marque. Sa cliente lui avait avoué qu’elle ne baisait plus avec son mari depuis de nombreuses années, ce qui avait provoqué leur petit arrangement. Et dans le cas contraire, ce n’était pas son problème.

Un cri de surprise et de douleur s’échappa des lèvres de la femme.

— Tss, tss, tss… tu m’as habitué à mieux.

Il se pencha par-dessus la femme qui à nouveau sursauta en sentant le tissu de son pantalon frotter contre sa chair sensible. Elle sentit le souffle de l’homme lorsque ses lèvres s’approchèrent de son oreille et qu’il murmura :

— Je vais te donner dix coups. À chaque cri qui passera la barrière de ses jolies lèvres, je multiplierai le nombre de coups par deux. Tu auras le cul tellement rouge que tu me supplieras de ne pas te baiser.

Il marqua une pause.

— Et tu sais à quel point j’aime lorsque tu me supplies. Ne pousse pas un seul cri, reprit-il fermement tout en lui attrapant les cheveux, tirant sa tête vers l’arrière, et je te promets que tu vas aimer.

Il la regarda fermer les yeux et acquiescer silencieusement.

— Bien. Bonne fille.

Il lui relâcha avec douceur les cheveux, d’un geste presque tendre. D’un mouvement souple, il se releva et abattit la badine sans attendre. Elle claqua dans le silence de la chambre, laissant une seconde marque

formant une croix sur le haut des cuisses de la femme.

Il continua ainsi, appréciant le sifflement de la badine cinglant l’air avant qu’elle s’abatte sur la peau laiteuse de la femme. Le contraste entre le rouge et la blancheur de sa peau l’excitait encore plus. À chaque coup, il bandait davantage à la limite de la douleur. Et plus sa queue était douloureuse, plus il fouettait fort. Il flirtait avec la frontière entre douleur et plaisir.

Au septième coup, il s’arrêta et recula, légèrement essoufflé, admirant le tableau vivant qu’il venait de créer sur la peau de la femme. Elle respirait lourdement, mais n’avait pas poussé un seul cri. Uniquement quelques gémissements vite réprimés. Il passa sa paume sur la peau échauffée, faisant sursauter la femme. Lentement, il descendit sa main entre ses cuisses et glissa deux doigts entre ses replis intimes jusqu’à son clitoris. Un autre gémissement s’échappa des lèvres de la femme lorsqu’il glissa aisément sur son sexe humide. Elle aussi, il la faisait flirtait entre plaisir et douleur. Même s’il aurait préféré ne lui administrer que de la douleur, il savait également qu’il ne pouvait pas se le permettre. Il la ferait jouir. Juste pour sauver les apparences. Brutalement, il enfonça profondément deux doigts dans son sexe et sentit aussitôt les parois intimes se resserrer sur lui.

Nom de Dieu ! Elle aimait ça.

Il imprima des gestes brusques, ses doigts allant et venant rapidement. Le souffle de la femme s’accéléra, proche de la jouissance.

— Pas encore, grogna-t-il en retirant ses doigts.

Il se pencha, et lui mordilla la nuque avant de la pincer plus sérieusement.

— Tu jouiras lorsque je te l’ordonnerai. Pas avant. Elle lui répondit par une plainte sonore, la

souffrance que son refus provoquait se lisant sur son visage. Pour son plus grand plaisir.

Il dominait.

Il ordonnait.

Il était le maître.

Son maître.

Il reprit la badine et l’abattit sèchement sur son clitoris. La femme se raidit sous la puissance du coup et la violence de la douleur. Il l’observa se tortiller avec une lueur malsaine. Ses yeux impeccablement maquillés, remplis de larmes. Puis, il assena les deux derniers coups exactement au même endroit avant de jeter la badine plus loin dans la chambre. La femme si fière et orgueilleuse qui était entrée dans cette chambre ne ressemblait plus qu’à une pauvre chose soumise, le corps tendu entre douleur et désir. Et tout ceci était son œuvre. Il ouvrit son pantalon et libéra son sexe gorgé, prêt à exploser. Vivement, il enfila un préservatif et s’enfonça brutalement entre les lèvres humides de la femme qui se refermèrent sur lui comme un gant chaud. Aussitôt, il sentit qu’elle s’appétait à jouir.

— Pas encore, lui ordonna-t-il.

Il la saisit par les hanches, la pilonna violemment. Le bruit de leur chair humide claquait, rompant le silence de la chambre. Plus il était brutal, plus elle était réactive. Il ne pourrait pas l’empêcher bien longtemps de se retenir de jouir. Elle n’était ni habituée ni entraînée. Pour cela, il savait exactement dans quel club se rendre… et quelle femme demander.

cette pensée, il sentit son sexe gonfler un peu plus, forçant le passage le long des parois intimes de la femme. Encore quelques coups de reins et il jouirait. Mais il ne voulait le faire que lorsque la femme s’abandonnerait à son tour, enserrant sa queue

jusqu’à la douleur. Il cligna des paupières quand la transpiration coula de son front jusqu’à ses yeux, mais ne prit pas le temps de l’essuyer. Il y était presque… encore deux coups.

— Jouis ! Maintenant ! ordonna-t-il.

Une injonction qui déclencha automatiquement le mécanisme chez la femme qui ne put retenir plus longtemps son plaisir. Un cri rauque, presque désespéré s’échappa de ses lèvres, et il ressentit avec une sensibilité décuplée les parois de son vagin se resserrer sur son sexe, l’emprisonnant violemment pendant qu’il jouissait par à coups puissants qui le laissèrent sans force.

Il relâcha les hanches de la femme qui avaient gardé les empreintes de ses doigts profondément enfoncés dans sa chair. Elle aurait des bleus, mais il s’en foutait royalement. C’était ce qu’elle désirait. La bourgeoise qui s’encanaille assumerait les conséquences qui en découleraient.

Le souffle lourd, il quitta le corps de la femme qui émit un gémissement. Son sexe était irrité, rouge et gonflé. Par les marques de badine et par sa baise sauvage. Elle aurait probablement mal pendant quelques jours. Mais là encore, à elle d’en accepter les conséquences.

Il se débarrassa du préservatif et se rhabilla rapidement, prenant le temps de rajuster sa veste et tirer sur les manches de sa chemise, les faisant dépasser de sa veste en une parfaite symétrie.

Il aurait dû s’occuper de la femme qui sanglotait, libérer ses poignets, les masser pour que la circulation sanguine reprenne sans la faire souffrir. Masser ses épaules probablement raidies d’être restées dans la même position. Il aurait dû prendre soin d’elle, comme les fondamentaux propres au monde de la domination l’ordonnaient. Aurait. Un

conditionnel qu’il aimait. Car on l’avait chassé de ce monde, à juste titre, son sadisme, lors des séances, n’ayant pas été le bienvenu.

Les reniflements de la femme le tirèrent de ses pensées. Ce bruit l’agaçait particulièrement. D’un geste vif il délia les embrasses et la femme poussa une autre plainte, tirant entre douleur et soulagement. Ses bras s’affaissèrent de part et d’autre de son corps. Puis, ses jambes la lâchèrent à leur tour et elle se retrouva les genoux au sol, le buste allongé sur le lit. Avec sa jupe remontée, le sexe exposé elle n’était pas dans une position avantageuse et il eut une grimace de mépris en voyant si peu de tenue. Elle était comme les autres. Elle voulait jouer dans la cour des grands, mais dès qu’elle était un peu malmenée, elle pleurait comme une gamine et perdait toute sa superbe !

Avec une moue de dégoût, il se dirigea vers la sortie. Avant d’ouvrir la porte, il se retourna vers la femme, toujours immobile sur le lit. Seuls ses yeux le regardaient avec un mélange de peur, de contentement et de stupéfaction.

— N’oubliez jamais que même si c’est vous qui payez, c’est moi qui fixe quand, où, comment. On se revoit quand je le déciderai !

— Était-ce une punition ? articula-t-elle d’une voix éraillée.

Elle se demanda pourquoi elle avait posé une question pareille puisqu’elle en connaissait la réponse. Elle le côtoyait depuis peu, mais avait appris

cerner les grands traits de sa personnalité. Cet homme n’avait pas de maître. Il obéissait à ses instincts sans se soucier des dommages collatéraux. Il détestait être défié, et plus encore que l’on remette sa parole et son travail en cause. Ce qu’elle avait bêtement fait juste avant que sa personnalité change

et qu’il se transforme en démon dominateur.

L’homme lui adressa un sourire qui illumina ses traits tout en angles et d’une beauté agressive. La femme frissonna. Cet homme était aussi beau, avec un corps parfaitement entretenu, qu’il était fou.

Oui. Cet homme aimait flirter avec les limites ténébreuses, louvoyait parmi les ombres pour mieux se fondre dans la foule. Il était dangereux. Une prise de conscience qu’elle réalisa à l’instant. Mais pour la mission pour laquelle elle l’avait contacté, il était la personne parfaite.

— Je ne punis pas, madame. J’inflige ce que le client demande. Et vous avez demandé à être baisée. Brutalement, ajouta-t-il avec une douceur dans la voix qui contrastait de façon violente avec ses propos.

Sans attendre qu’elle réagisse, il ouvrit la porte et disparut.

Alors, la femme ferma les yeux et expira de soulagement.

Longuement.

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