Mimi sentit tout son corps vibrer sous ses paroles… ainsi que la force de son désir qui appuyait contre son ventre.
Elle le voulait.
Elle voulait sa bouche, son sexe, son amour. Maintenant !
Comme s’il lisait dans ses pensées, Daniel les guida vers le lit sur lequel ils basculèrent. Il reprit ses lèvres et avec la même urgence qu’il l’embrassait, la débarrassa de ses vêtements. Il entendit un bruit de tissus se déchirer et s’obligea à ralentir la cadence. Il ne voulait pas blesser Mimi dans sa précipitation d’homme des cavernes. Mais s’il ne se retrouvait pas bientôt en elle, il n’était pas sûr de pouvoir museler bien longtemps la bête en lui qui s’était réveillée d’un long sommeil. D’un très long sommeil.
Il se redressa le temps d’ôter tous ses vêtements et rejoignit Mimi sur le lit, la surplombant en appui sur ses bras. Instinctivement, elle écarta les jambes et Daniel vint se nicher entre. Son sexe ne la touchait pas, mais elle le devinait, sentait sa force, sa chaleur. La jeune femme poussa un soupir de soulagement. Même séparés quelque instant était une souffrance.
Elle voulait le toucher, le goûter. Chaque seconde
loin de lui était une seconde où elle ne respirait pas. Elle encadra le visage de Daniel et l’attira à elle. Sa langue vint dessiner les lèvres de Daniel qui poussa un gémissement rauque. Elle fit glisser ses mains sur son cou, caressa ses larges épaules, appréciant la douceur de sa peau, sa force, sa chaleur.
Dans ses bras, elle ne craignait rien.
Dans ses bras, elle était femme.
Dans ses bras, elle était exactement à sa place.
Ses mains continuèrent leur exploration sur les flans de Daniel. Comme s’il comprenait Mimi, il ne bougea pas. Son corps était tendu au-dessus du sien, ses muscles bandés. L’effort lui coûtait visiblement. Pas l’effort physique, mais celui qui requérait une force mentale éprouvante. Ne pas dévorer Mimi était une torture, mais il la laissait se réapproprier son corps. Les mots n’étaient pas nécessaires, il lui suffisait de plonger dans ses grands yeux ambre pour comprendre qu’elle avait besoin de le dessiner, de se le représenter pour qu’il soit à elle. Corps et âme.
Mimi fit descendre ses mains plus bas et empoigna les fesses musclées de Daniel. Il eut un léger sursaut, mais résista à l’envie de lui écarter les jambes et d’enfouir son sexe en elle jusqu’à la garde. Au lieu de ça, il respira profondément… et reconnut son erreur quand la fragrance intime de Mimi le percuta. Une odeur sucrée. De femme. D’elle. Il serra les dents et s’obligea à respirer plus lentement. Lorsqu’il il releva les yeux ce fut pour tomber sur ceux espiègles de Mimi, un sourcil arqué, le défiant de lâcher sa position.
— Un souci ? demanda-t-elle innocemment. Trop innocemment pour être honnête.
Sorcière !
— Aucun, répliqua-t-il, un lent sourire s’inscrivant sur ses lèvres.
Pour la punir, il bougea légèrement le bassin et le bout de son sexe vint buter contre la petite crête sensible de la jeune femme qui ferma les yeux et poussa un gémissement qui faillit avoir raison de la détermination de Daniel.
— Oh…, gémit-elle en faisant un effort pour garder les yeux ouverts tant c’était bon.
Un effleurement, et elle se trouvait au bord de l’orgasme.
En représailles, elle faufila sa main entre leur corps et elle saisit vivement sexe de Daniel qui gronda et stoppa tout mouvement, le souffle court. Mimi sourit de satisfaction, mais en aurait hurlé de frustration. Si elle maîtrisait le jeu depuis qu’ils étaient allongés sur ce lit, Daniel inversait subtilement la situation.
Comme s’il lisait ses pensées, son visage retrouva tout son sérieux. La pause jeu semblait terminée. Ce qu’il lui prouva en la saisissant par la taille et en la retournant sur le lit, la positionnant à quatre pattes, Daniel agenouillé entre ses jambes qu’il écarta au maximum. Mimi hoqueta de surprise, qui se transforma en plainte de plaisir quand les doigts de Daniel glissèrent le long de son sexe trempé. Ainsi, elle était totalement exposée, à la merci de Daniel. Sa position aurait pu la rendre vulnérable si elle n’avait pas autant confiance en Daniel.
Daniel se pencha sur son dos, le parsemant de baisers légers qui envoyèrent des ondes de choc dans tout le corps de Mimi. Le souffle de Daniel se perdit
dans sa nuque qu’il dévora de ses lèvres, suçant, mordillant, léchant, laissant Mimi pantelante. Et il l’avait à peine touchée…
Elle sentit Daniel se redresser. Sa main suivit la ligne de sa colonne, traçant le sillon entre ses fesses, descendit jusqu’à son sexe avant de l’effleurer du bout des doigts.
— Magnifique, gronda Daniel dans son dos.
Mimi frissonna et bougea les fesses pour tenter de soulager la tension entre ses cuisses.
— Si tu bouges encore, je t’attache, murmura-t-il à son oreille.
La raucité de sa voix possédait un timbre presque animal. Vorace. Et elle était la proie qu’il s’apprêtait à dévorer. Proie, oh combien consentante, elle devait bien l’avouer.
Daniel ne pouvait détourner les yeux de Mimi. Devant lui se présentait le paradis. Ainsi exposée, la jeune femme lui apparaissait dans toute sa splendeur. Il ne pouvait détacher son regard de son sexe. Ses chairs rosées, humides de son plaisir, et n’attendait que lui. Du bout des doigts, il écarta les pétales de sa féminité, l’exposant entièrement à son regard. Il sentit Mimi frissonner et son souffle se couper. Son état d’excitation avait une répercussion directe sur son propre sexe qui gonfla un peu plus au point d’en être douloureux. Il positionna son pouce à l’orée du sexe de Mimi et l’inséra avec une lenteur calculée lui arrachant un petit cri.
Elle balança son bassin vers l’arrière pour en sentir plus. Plus vite, plus profondément. Aussitôt, Daniel retira son doigt et Mimi en aurait pleuré de
frustration. Ce que ce diable cherchait. Elle en était consciente, mais son envie de lui était beaucoup trop forte pour que la raison domine.
— Tss tss, murmura Daniel, son pouce effleurant à peine ses chairs.
Suffisamment pour qu’elle le devine, mais pas assez pour qu’elle le sente.
Mimi en voulait plus et gigota à nouveau pour faire réagir Daniel. Elle voulait qu’il la comble, qu’il la fasse sienne, enfin. Et la torture qu’il lui imposait allait la faire mourir à petit feu.
— S’il te plaît, implora Mimi d’une voix qu’elle reconnaissait à peine.
— S’il te plaît quoi ? C’est ça que tu veux ? demanda Daniel en enfonçant son pouce entre les chairs humides de Mimi.
La chaleur autour de son pouce était insoutenable. Il retenait tous ses instincts pour ne pas remplacer son doigt par son sexe et s’enfoncer jusqu’à la garde, se repaître de sa douceur, de sa chaleur. S’enivrer de ses halètements, de la baiser, profondément, longtemps, lentement.
— Oui, murmura-t-elle essoufflée.
Mimi rua vers l’arrière. Un geste primal, commandé par des réflexes ancestraux. Elle le voulait en elle. Maintenant. Mais Daniel n’était pas d’humeur à la laisser faire. Il souhaitait sa reddition, comprit-elle. Il retira son pouce et claqua ses fesses en punition. Mimi ouvrit la bouche de surprise plus que de douleur.
— Oh ! gémit Mimi.
Un rire bas s’échappa des lèvres de Daniel.
— J’avoue que j’ignorais si tu aimerais cela, ajouta-t-il en caressant l’endroit où sa main s’était abattue.
— Hum…
Un son qui se voulait une négation. Mimi parvenait
peine à aligner deux pensées cohérentes, mais il était hors de question de lui avouer que oui, étonnamment, elle aimait ce qu’il lui faisait. Et surtout qu’il était le seul homme qu’elle autorisait à poser ses mains sur elle de cette façon.
Mimi releva la tête quand la main de Daniel claqua
nouveau ses fesses. Le picotement se transforma en une chaleur lénifiante.
— Pas de ça, susurra-t-il, sa bouche parsemant son cou de léger baiser. Je vais être obligé de te punir d’une autre façon. Tu es particulièrement désobéissante depuis tout à l’heure.
Mimi se retourna, un masque d’incompréhension sur le visage.
— Je t’avais ordonné de ne pas bouger.
— Oh ! Fut le seul son que Mimi put émettre, le regard sombre de Daniel la réduisant au silence.
Bon sang ! Il était sérieux !
Il attrapa fermement, mais avec douceur les cheveux de Mimi, l’obligeant à se relever. Son dos reposait contre sa poitrine. De son autre main, Daniel crocheta la mâchoire de Mimi, tournant sa tête vers
lui.
— Tu me fais confiance ?
— Entièrement.
La réponse de Mimi avait été instinctive et lâchée si spontanément qu’elle ne pouvait mentir. Daniel la gratifia d’un baiser qui la laissa étourdie. Sa réponse avait libéré une reconnaissance sans nom et Daniel vénéra la confiance que lui accordait Mimi. Un bien aussi précieux qu’inestimable.
Sa bouche était chaude et autoritaire. Sa langue rude et exigeante. Il termina son baiser sur une note plus douce en aspirant doucement la langue de Mimi, la suçotant, imitant l’acte sexuel dans toute sa douceur, ce qui faillit la faire jouir immédiatement.
D’une pression ferme sur la nuque de Mimi, il l’obligea à poser sa tête sur le matelas, les fesses toujours en l’air. De son autre main, il saisit le minuscule slip de Mimi qui avait fini sa course au bord du lit tandis qu’il l’obligeait à croiser ses poignets dans son dos.
Daniel posa ses lèvres entre les omoplates de la jeune femme quand il entendit sa respiration devenir légèrement erratique.
— Je ne te ferais jamais de mal.
Une promesse que Mimi reçut comme un cadeau.
Aussi hocha-t-elle la tête.
— Avec des mots, Mimi, ordonna Daniel.
— Je te fais confiance, souffla-t-elle.
— Bien, murmura-t-il en éprouvant le leste du lien qui retenait les poignets de Mimi.
Il ne voulait ni la blesser ni que la circulation sanguine soit altérée. Ainsi attachée, elle était toute à lui et un sentiment de toute-puissance, mais aussi d’humilité le prit aux tripes.
— Tu es absolument parfaite…
Il ne lui laissa pas le temps de reprendre son souffle qu’il lui administra une série de petits coups sur les fesses, le haut des cuisses. Daniel regarda avec fascination sa jolie peau nacrée prendre une belle teinte rouge… et son sexe devenir de plus en plus humide. Un sourire satisfait lui étira les lèvres en même temps que sa main caressait les endroits exacts où quelques secondes plus tôt il l’abattait avec précision.
— Oh, Seigneur… marmonna Mimi.
Daniel grogna. Les petits halètements et les frissons qui parcouraient la peau de la jeune femme étaient un indicateur des plus fiable. Une flèche de désir lui transperça le bas des reins pour se loger directement dans ses bourses. Son sexe était tendu, dans l’attente d’une délivrance qu’il repoussait volontairement. Comme il le faisait avec ses propres limites et celles de Mimi. Le plaisir n’en serait que meilleur. Doucement, il fit glisser sa main sur la rondeur de sa fesse.
— Tu sais que ton corps ne ment pas, chérie.
Il remonta sa main le long de sa colonne avant de la glisser sous Mimi pour empaumer délicatement son sein. Mimi arqua le dos et un autre gémissement s’échappa de ses lèvres qui se transforma en un cri de
plaisir quand Daniel pinça la pointe de son sein ultra sensible entre son pouce et son index pendant que son autre main s’accrochait fermement à la hanche de la jeune femme, la maintenant sur le lit, l’empêchant de bouger.
— Daniel ! haleta-t-elle. S’il te plaît…
— Pas encore. Sa voix se fit plus basse, plus grave, plus sauvage. Je veux que, quand je m’enfoncerai en toi, tu jouisses immédiatement.
C’était un ordre. Elle était attachée et totalement à sa merci, et Mimi au lieu de se rebeller comme sa nature le lui aurait dictée, accepta plus impatiente et au bord du précipice qu’elle ne l’avait jamais été de sa vie. Encore une parole de la sorte de Daniel, et il n’aurait même pas besoin de la pénétrer pour la faire jouir.
Daniel abandonna son sein et sa grande main vint se déplier contre son dos. Il regarda, fasciné, le contraste entre sa main forte, halée et le dos de Mimi dont la peau était d’une perfection et douceur inégalée sous ses doigts. Il fit descendre sa paume, la passa sur les fesses sensibles de la jeune femme qui poussa un autre de ses petits gémissements sexy. Comme un peu plus tôt, il fit glisser son pouce dans le sillon de ses adorables globes, passa rapidement sur cette petite rosette, puis se plaça à l’orée de son sexe avant de l’enfoncer millimètre par millimètre. Il sentit immédiatement les muscles internes de la jeune femme se contracter sur son doigt. Mais il lui avait promis de la faire jouir avec son sexe. Pas comme cela.
Il ressortit son doigt couvert des fluides de Mimi et le fit glisser jusqu’à son anus qu’il tapota. Mimi sursauta violemment, mais la main de Daniel autour
de sa taille l’empêcha de bouger.
Daniel entendit le souffle de Mimi se bloquer et ses muscles se tendre. Il posa la question, connaissant déjà la réponse, le corps de Mimi ayant été plus que parlant.
— T’a-t-on déjà prise par ici… ?
Mimi sentait le pouce de Daniel jouer sur son entrée, éprouver les muscles qu’aucun homme n’avait jamais franchis pour tester leur résistance, mais son corps était figé et elle était incapable de répondre. Ses synapses ne faisaient plus aucune connexion. Tout son cerveau semblait court-circuité.
— Mimi ? insista Daniel en exerçant une pression supplémentaire, introduisant légèrement le bout de son doigt.
Elle secoua la tête autant que sa position le lui permettait.
— Verbalise, chérie.
— Non, répondit-elle d’une voix essoufflée en posant sur lui ses grands yeux ambre.
Il vit dans ses prunelles de l’hésitation, mais aussi de l’envie. Un sentiment animal, primitif et possessif le submergea. Elle était à lui. Aucun homme ne la toucherait à présent. Elle était sienne. Il s’efforça de contrôler sa part animale avant d’ajouter d’une voix étonnamment posée au vu des émotions violentes qui faisaient rage dans son corps, sa tête, son cœur.
— Tu vas aimer. Je te le promets, ajouta-t-il, son souffle venant se perdre contre la nuque de Mimi qu’il
se mit à mordiller avant d’y passer la langue. Mais pas aujourd’hui.
Un frisson de plaisir traversa le corps de Mimi, si fort qu’elle s’en effraya presque. Ce que proposait Daniel était… scandaleusement excitant. Jamais elle n’aurait imaginé qu’elle serait réduite à un amas d’envie et de luxure à cette idée.
Elle gémit quand Daniel retira son doigt pour attraper ses hanches. Il fit glisser son sexe contre celui trempé de Mimi, la faisant gémir de plus belle. Cet homme était un démon. Il connaissait ses limites, son corps mieux que personne, et se servait de ce savoir pour la rendre folle.
Il répéta son mouvement une fois. Deux fois, jusqu’à ce qu’il sente les dernières défenses de Mimi tomber. Et qu’il la pénètre sur toute sa longueur. Daniel poussa un grognement de satisfaction quand Mimi s’ouvrit sous l’assaut, sentant ses chairs se distendre pour l’accueillir. La chaleur de son corps l’enveloppa, et il dut se retenir pour ne pas jouir sur-le-champ.
Mimi cria de plaisir quand le sexe massif de Daniel la transperça pour la remplir totalement. Il ne lui avait pas menti. La sensation fut immédiate. Fulgurante. Et son corps sembla se disloquer sous l’impact de sa jouissance.
Daniel serra les dents, soumettant son corps à un contrôle absolu quand les chairs de Mimi lui comprimèrent la queue. S’il devait définir le paradis, c’est cet instant qu’il prendrait en exemple. Le corps chaud de Mimi, ses cris de plaisirs, ses chairs tendres qui se refermaient sur lui, l’aspirant au plus profond de son corps.
Il accompagna le plaisir de Mimi, coulissant dans
son sexe en rythme avec les contractions des muscles de la jeune femme. Il sentit de nouveaux spasmes frémir au fond du ventre de Mimi, signe annonciateur d’un autre orgasme. Elle était étonnamment réceptive et il adorait cela !
Il imposa à Mimi une cadence soutenue, entrant et sortant de son corps selon son propre rythme cette fois, ses mains toujours ancrées à ses hanches, donnant plus ou moins de forces à ses pénétrations en faisant jouer le bassin de la jeune femme. Il l’entendit haleter plus fortement et ralentit la cadence, jouant avec le corps et le plaisir de Mimi.
Elle avait presque envie de pleurer tant la frustration était forte, sa jouissance prête à éclater, mais habilement retenue par Daniel qui maîtrisait chaque mouvement. Chaque poussée.
Il glissa enfin ses doigts sous le ventre de Mimi et doucement entreprit alors de caresser son bouton rose. Le rythme de ses va-et- vient, combiné à la légèreté de sa main sur son corps exacerbait la tension que Mimi ressentait dans chaque fibre de son corps, tendant le fil de sa jouissance qui se rompit quand Daniel, de son autre main, posa son pouce sur la partie la plus intime de son corps et y exerça une pression ferme jusqu’à pénétrer totalement ce petit orifice. L’orgasme la terrassa. Son corps explosa si violemment que sa vision se troubla et qu’elle sentit Daniel la soutenir alors qu’elle criait son nom. Encore. Et encore, jusqu’à ce qu’il la rejoigne dans cet ultime voyage.
Quand Mimi revint à elle, Daniel était toujours en elle. Elle sentait sa poitrine heurter son dos alors qu’il reprenait son souffle. Il se soutenait de ses bras pour ne pas l’écraser de son poids. Il les fit basculer sur le côté, essoufflés, haletants, mais comblés.
Du bout des doigts, il lui dégagea les cheveux qui collaient sur ses tempes, exposant le visage d’une Mimi transcendée par le plaisir. Il déposa des baisers sur son front, sa pommette, ses lèvres et se recula légèrement pour retirer les liens autour de ses poignets qu’il massa doucement pour activer la circulation sanguine.
— Ça va ? demanda-t-il doucement en embrassant son épaule, sa nuque.
— Merveilleusement bien, répondit Mimi dans un souffle. Laisse-moi juste cinq minutes.
Elle entendit son rire bas alors que ses lèvres ne cessaient de lui butiner la peau.
— Laisse-m’en un peu plus.
— Enfer et damnation. Ne serais-tu qu’un homme ? demanda Mimi avec un sourire paresseux.
— Malheureusement.
— Étrange, j’ai cru un instant que c’était un Dieu qui m’avait fait l’amour.
Mimi poussa un petit cri de surprise quand elle sentit une douleur sur son épaule. Elle tourna vivement la tête, les yeux ronds.
— Tu m’as mordu ?
— Tu préférerais une fessée peut-être ?
Comme un mot magique, il provoqua aussitôt des frissons dans tout le corps de Mimi que Daniel ne put que sentir, son sexe toujours fiché en elle.
— On dirait bien que oui, murmura-t-il devant le silence de Mimi tout en soufflant là où ses dents
avaient légèrement marqué la peau de la jeune femme.
Il déposa un autre baiser sur son épaule alors qu’il se retirait doucement d’elle.
— Je reviens.
Mimi l’entendit se rendre dans la salle de bain, puis l’eau couler. Un sourire béat étira ses lèvres. Ils avaient fait plus que l’amour. Ils avaient partagé quelque chose de spécial. D’unique. Elle avait accordé
Daniel ce qu’elle n’avait jamais donné à aucun homme. Sa confiance. Et il la lui avait retourné, rendant ce moment merveilleux.
Un filet de culpabilité se faufila jusqu’à son cœur. Elle devait parler à Daniel. Il méritait de connaître la vérité. De tout connaître sur elle. Son passé. Son histoire. Mais elle était terrifiée. Car, quand il saurait, il la détesterait.
Mimi s’obligea à écarter ses pensées pour les concentrer sur cette dernière heure. Elle ne souhaitait pas l’entacher. Elle voulait qu’elle reste belle. Pure.
— Mimi ?
La jeune femme se retourna, les sourcils froncés, alarmée par le ton soudainement très sérieux de Daniel. Il revenait vers elle, le visage grave, une serviette de toilette à la main. Merveilleusement beau dans sa nudité. Cet homme avait un corps à se damner, s’égara Mimi.
Il était maintenant près du lit, les traits tendus.
— Je n’ai pas mis de préservatif.
— Oh. Je…, balbutia Mimi.
— Est-ce un problème ? s’inquiéta Daniel
Un problème ? Oui. Non. Une soudaine joie envahit Mimi avant qu’elle ne se fasse ensevelir par une multitude de souvenirs et qu’une panique s’empare d’elle. Elle ferma les yeux, s’obligeant à la chasser et tenta de faire intervenir sa part rationnelle. Était-ce un problème ? Dans l’absolu, non. Son cycle s’était totalement arrêté depuis trois mois, résultat on ne peut plus parlant du stress que le retour de Ghislain avait provoqué.
— Mimi ?
L’inquiétude de Daniel avait quelque chose de touchant qui remua la jeune femme un peu plus quand il ajouta :
— Je me fais tester fréquemment. Obligation médicale quand je suis sur le terrain. Je suis clean. Tu n’as pas à t’inquiéter. C’est la première fois que je n’utilise pas de préservatif.
Mimi ne pu s’empêcher de se retourner pour faire face à un Daniel inquiet. Elle tapota la place, l’invitant
s’allonger à ses côtés. Aussitôt, Mimi posa sa main sur sa joue.
— C’est OK, Daniel. Tout va bien. Je suis clean également et il n’y a pas de danger pour… le reste.
— Tu prends un contraceptif ? Tu ne risques pas de tomber enceinte ? reformula Daniel.
Non au deux questions, mais les chances qu’elle tombe enceinte était quasi nulle. Aussi, confirma-t-elle. Du moins pour la deuxième question.
— Non, aucun risque que je tombe enceinte.
— OK.
Étrangement, Mimi ne lut dans les yeux de Daniel aucun soulagement. Elle n’aurait pu définir avec précision ce que son doux regard chocolat renvoyait, mais certainement pas de la peur. Daniel ferait face. Quoi qu’il arrive. Elle voyait dans son regard toute la droiture morale qui faisait de lui un homme exceptionnel qui amena les larmes aux yeux de Mimi.
Daniel se redressa et bougea sur le lit. Doucement, il ouvrit les cuisses de Mimi tout en repliant ses genoux et se plaça entre. Son regard plongea directement sur son sexe qu’il entreprit de nettoyer consciencieusement avec le linge humide qu’il avait gardé en mains. L’acte était intime. Bouleversant. Mimi se releva pour prendre le visage de Daniel en coupe et poser ses lèvres contre les siennes en un baiser doux, empreint d’une tendresse qui les chavira tous les deux.
— Je t’aime, murmura la jeune femme contre la bouche chaude de Daniel.
Comme s’il avait deviné ses pensées, Daniel répondit une gravité dans la voix qui ébranla Mimi.
— Je t’aime également Charlie Meyer. N’en doute jamais, ajouta-t-il en jetant la serviette dans la pièce tout en la faisant basculer sur le dos.
Les larmes perlèrent au coin des yeux de Mimi. Comment le pourrait-elle alors que les bras
puissants de Daniel l’encerclaient et qu’il lui donna le plus profond, le plus authentique des baisers ?
Comment le pourrait-elle alors que c’était la première fois qu’on lui disait ces mots ? Nombreux étaient ceux qui aimaient Mimi.
Mais Daniel était le seul qui jusqu’à aujourd’hui aimait Charlie Meyer.