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Crazy lover, chapitre 18

Zoé Vernon

La voix caverneuse de Daniel, presque animale, la sortit de sa transe et Mimi releva la tête. Grave erreur ! Comprit-elle quand ses yeux rencontrèrent ceux de Daniel. Noirs, d’une intensité qui lui coupa le souffle. Elle s’obligea à détourner les yeux avant d’être totalement absorbée par la force de son regard. Les gouttelettes d’eau captèrent son attention. Elle en suivit une qui dévalait le torse de Daniel, caressait sa peau, se perdant un instant dans la toison entre ses pectoraux indécemment dessinés pour suivre la ligne de poil qui se perdait sous la serviette. Inconsciemment, elle passa sa langue sur ses lèvres.

Un geste qui arracha un gémissement à Daniel. Mimi releva la tête. Tous les muscles de Daniel étaient tendus, sa respiration trop parfaite pour être naturelle. Mimi sentit cette traîtresse de chaleur prendre vie au creux de son ventre pour se diffuser avec une rapidité qui la déconcerta à l’ensemble de son corps. Elle ressentit l’urgence de le toucher. Elle avait besoin de le sentir. De se réapproprier la texture de sa peau, sa douceur, sa fermeté, sa chaleur.

Lentement, elle approcha de Daniel, qui comme un animal pris au piège, n’esquissa pas le moindre geste. Seule la contraction des muscles de ses épaules trahissait sa tension.

Mimi était fascinée.

Par le contrôle qu’il parvenait à exercer sur son corps.

Par cette volonté farouche de vouloir à tout prix garder ses instincts sous cloche, les apprivoiser.

Mais Mimi savait que sous ses apparences civilisées, se cachait une nature sauvage qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer la veille… et qu’il lui tardait de réveiller complètement.

Elle s’approcha, ses yeux rivés à ceux de Daniel. La tension sexuelle était si forte entre eux qu’elle imprégnait l’air. La connexion qu’ils établirent était comme un fil solide qui ne pouvait que les attirer et les rapprocher. Un souffle de soulagement s’échappa des lèvres de Daniel lorsqu’elle caressa d’une main légère son visage, passant sur sa barbe naissante, puis le long de ses épaules pour descendre sur sa poitrine. Un souffle qui signait sa reddition.

Daniel sentait ses défenses s’amenuiser à mesure que la caresse délicate des doigts de Mimi s’imprimait sur sa peau. Un dernier sursaut de sagesse s’égara à la surface de sa volonté.

— Pourquoi es-tu là ? redemanda Daniel d’une voix écorchée.

— Parce que tu me fuis, répondit la jeune femme dans un murmure.

Mimi sentit distinctement la respiration de Daniel se couper. Comme si ses mots venaient de le percuter. Lentement, elle vit sa poitrine se mettre en mouvement, en même temps que son assertion pénétrait les certitudes de Daniel et les mettait à mal.

Oui, il la fuyait.

Clairement !

Mais là. Cette nuit. Devant lui. À peine vêtue. Si belle. Désirable et vulnérable, il avait envie, juste un instant, d’oublier pourquoi il ne devait pas s’attacher

Mimi. Pourquoi ne devait-il en aucun cas entretenir cette attirance qui allait les mener tous les deux à leur perte ? Parce qu’il serait incapable de la protéger correctement s’il ne gardait pas un minimum d’objectivité. Parce que son passé lui avait tristement appris que c’était lorsque l’on était le plus proche des personnes que l’on aimait que celles-ci mourraient.

Et les doigts de Mimi serpentant sur sa peau, sa chaleur, son odeur, l’empêchaient de réfléchir correctement !

Mimi se rapprocha jusqu’à ce que sa poitrine vienne caresser son torse. Elle respira profondément, laissant l’odeur de la peau de Daniel s’insinuer dans chaque cellule de son corps pour finalement la prendre en otage. Aucuns de deux ne fit le moindre mouvement, se laissant simplement guider par le moment.

Un instant en suspens.

Un instant où tout était possible.

Puis Mimi avança ses lèvres au point que Daniel sentit son souffle chaud caresser sa peau.

— Ne fais pas ça, réussit-il à articuler.

Mais la jeune femme ignora ses mots. Doucement, elle embrassa son épaule. Un effleurement, mais qui eut pour effet de se répercuter dans tout le corps de Daniel.

Ses poings se serrèrent et se relâchèrent. Un mouvement qu’il répéta plusieurs fois sans en avoir conscience. Il fallait qu’il s’empêche de la toucher. Car s’il le faisait, il ne pourrait plus rien arrêter.

Mimi suivit des yeux une gouttelette qui dévalait le

long de son torse, passer sur les courbes dures de ses pectoraux, contournant les muscles abdominaux et poursuivre sa route, se dissimulant sous la ligne de poils sombres, pour terminer sa course sous la serviette, repaire de tous les plaisirs. Elle releva la tête et son regard capta une autre gouttelette en mouvement. Avant qu’elle s’échappe elle aussi, Mimi posa ses lèvres et la captura du bout de la langue. Avec, elle traça un sillon brûlant sur la peau de Daniel, éprouva la tension de ses muscles. Daniel siffla quand la langue de Mimi vint titiller son téton et l’érafla de ses dents. Il lui attrapa la tête entre ses mains et l’éloigna.

— Nom de Dieu !

Son souffle était haché et ses yeux avaient pris cette teinte sombre. Mimi se lécha les lèvres pour ne pas perdre le goût de Daniel qui y était toujours accroché. Un geste qui signa la perte de Daniel. Sans attendre, il attira Mimi à lui et plaqua ses lèvres aux siennes. Sa langue força la barrière de ses dents et une fois passée, il investit sa bouche. La dévora, savourant sa douceur, son goût si féminin, avalant ses gémissements si sexy. Il resserra une main sur la nuque de Mimi pour l’obliger à incliner la tête. Ainsi, il avait un accès total à sa bouche. Il la revendiquait. Il ressentait une pulsion animale et primaire tout au fond de lui. Mimi était à lui. Rien qu’à lui.

Mimi s’arracha à son baiser, aussi essoufflée que l’était Daniel. Il entama un mouvement vers Mimi, mais elle le stoppa, une main sur son torse et Daniel s’immobilisa aussitôt. Il laissa retomber ses mains sur le côté, même si tout son être lui hurlait de la faire sienne.

Maintenant !

Mais il ne s’agissait pas de n’importe quelle femme. Il ne pouvait pas se servir de son charme et l’amener

faire ce que lui désirait. Il avait compris avec Mimi que les attaques frontales étaient inutiles et surtout la faisaient fuir. Alors, si elle voulait tout arrêter, il l’accepterait. Même s’il en mourait tellement son sexe était tendu et douloureux, à peine caché par une serviette qui mettait toute pudeur aux oubliettes.

Daniel se méprenait sur ses intentions. Elle le comprit immédiatement au retrait qu’il effectua. Pour le détromper, elle colla sa poitrine contre son torse et passa les bras autour de son cou. Il ne pouvait pas ignorer le désir qu’il lui inspirait. Ses seins étaient tendus, leurs pointes douloureusement dures, en attente d’une délivrance que seul Daniel pouvait lui offrir. Mimi poussa un soupir de soulagement lorsqu’elles frottèrent contre les pectoraux contractés de Daniel qui réagit immédiatement. Une de ses mains saisit sa nuque, tandis que l’autre se faufila sous le t- shirt de Mimi, glissant sur sa cuisse et empauma un des globes doux et délicieusement musclé.

Daniel retint un gémissement quand ses doigts rencontrèrent la peau nue de Mimi. Cette femme lui faisait perdre la tête à se promener dans son appartement les fesses à l’air.

Son gémissement s’intensifia lorsqu’il la colla contre lui, comprimant son sexe contre la chair tendre de la jeune femme.

Mimi écarquilla les yeux en sentant l’étendue de son désir contre son ventre. Elle l’avait vu nu. L’avait touché, l’avait senti au plus profond d’elle. Elle le savait généreusement doté, mais jamais elle ne l’avait

senti si fort, si dur au point que la pression contre son ventre était presque douloureuse.

Comme elle le désirait !

Mimi se hissa sur la pointe des pieds. Le mouvement accentua la pression sur son estomac et Daniel grimaça de plaisir mêlé de douleur. Ses pupilles étaient totalement noires, cachant complètement la couleur de ses iris. Mimi esquissa un léger sourire. Elle aimait le pouvoir qu’elle détenait sur Daniel. Il l’entravait peut-être de ses mains, mais c’est elle qui le tenait dans le creux des siennes. Un pouvoir qui n’avait rien d’une bataille de force. Il possédait la puissance physique, elle, celle de la persuasion. Un équilibre dans les forces que tous les deux avaient parfaitement évalué.

Elle suivit sa mâchoire du bout des lèvres, donnant des petits coups de langue sur sa peau que les prémices de sa barbe naissante rendaient légèrement rugueuse. Le souffle de Daniel s’accéléra quand elle lécha le lobe de son oreille et suivit du bout le la langue le délicat contour.

Sa main se resserra sur sa nuque et Mimi haleta. La pression était merveilleusement douloureuse. Daniel l’obligea à reculer la tête pour mieux plonger sur ses lèvres qu’elle écarta pour laisser passer sa langue chaude et douce. Elle s’abandonna à son baiser avec un petit soupir, et plus rien au monde ne compta pour lui que sa bouche explorant la sienne et ses mains sur son corps.

Elle gémit quand Daniel aspira sa langue, la caressa pour imiter le mouvement de va- et-vient. Il sentit les doigts de Mimi relâcher son cou pour glisser sur son torse, son ventre, jusqu’à atteindre cette foutue

serviette qui ne tenait que par la pression entre leurs deux corps. Mimi recula légèrement le bassin et une main joueuse vint dénouer la serviette qui tomba en un lourd drapé à leurs pieds.

La jeune femme attrapa les mains de Daniel pour les lui positionner le long de son corps. Daniel comprit immédiatement le message silencieux. Mimi voulait diriger, contrôler. Il lui accordait volontiers ce droit, dans la mesure de ses moyens. Il n’était pas certain de pouvoir rester inactif très longtemps. Mais il saisissait le besoin de liberté de Mimi. Aussi, lui fit-il ce que visiblement elle considéra comme le plus merveilleux des cadeaux.

Elle regarda son visage magnifique. Ce soir, il lui appartenait. Elle se pencha et lécha un chemin le long du muscle fort et bien défini de son épaule. Chaque frisson qui s’échappait du corps de Daniel était un appel à poursuivre. La bouche de Mimi continua son chemin de torture jusqu’à ce qu’elle tombe à genoux.

Les yeux de Mimi se posèrent sur sa hampe, glorieusement tendue. Elle le désirait avec une force qui lui coupa le souffle. Son ventre se noua sous la tension et Mimi releva les yeux. Elle le voulait, mais ce qu’elle désirait plus que tout, c’était voir cette même envie dans le regard de Daniel. Et ce qu’elle découvrit quand elle planta son regard dans le sien valait toutes les paroles du monde. La passion entre eux était d’une telle intensité qu’elle faisait comme un arc électrique.

Il grogna son assentiment lorsqu’elle saisit son sexe et le caressa. Sa peau était brûlante, d’une douceur inégalée. Mimi fit glisser sa main avec une lenteur délibérée. Elle l’abaissa jusqu’à la base épaisse de son sexe pour remonter doucement en exerçant une

pression régulière, s’immobilisa sur la large couronne, pour englober dans sa paume son gland rendu ultra sensible d’où perlait une goutte translucide. Elle entendit à peine Daniel émettre un juron tant la vision de son plaisir la fascinait. Elle répéta le mouvement, pressant la couronne avant de glisser jusqu’à la base de son sexe. Elle sentait toute la tension du corps de Daniel se concentrer en ce seul point. Mimi releva la tête.

Encouragée par son expression d’intense satisfaction, elle laissa courir sa langue sur toute sa longueur de son sexe pour mieux le goûter, apprécier sa douceur, son goût légèrement musqué.

Si masculin.

Si lui.

Daniel n’avait pas été pris par surprise. Il avait vu le bout de langue rose sortir d’entre les lèvres de Mimi, avait arrimé ses pieds fermement au sol, s’attendant à une explosion de plaisir. Mais pas de cette force, réalisa-t-il quand ses hanches ruèrent vers l’avant. Mimi s’agrippa à sa taille pour se stabiliser et le regarda, un sourcil haussé, l’air on ne pouvait plus satisfait. Ce qui fit grogner Daniel de dépit. Cette femme allait avoir sa peau, ce n’était qu’une question de temps.

Quand enfin, elle inclina la tête pour le prendre entre ses lèvres, son grognement s’intensifia et résonna dans sa poitrine… pour soupirer de contentement en sentant la chaleur de sa bouche, la douceur de sa langue qui le caressait. Puis, soudainement, elle l’aspira profondément au fond de sa gorge. Un arc électrique dévala de ses reins pour se loger directement dans ses bourses qui se contractèrent dangereusement. À deux doigts de jouir,

il plaqua ses mains contre la nuque de Mimi pour l’immobiliser. Au moindre mouvement, il exploserait.

Il captura le regard de Mimi qui lui renvoyait l’image même de la décadence ainsi agenouillée devant lui, sa jolie bouche autour de sa queue. Le brasier qui faisait rage dans ses reins s’intensifia, et il sentit une langue de feu se propager le long de sa hampe. Il resserra un peu plus les doigts autour de la nuque de Mimi alors qu’un peu de sperme s’échappait de son méat.

Pas encore ! Il ne voulait pas jouir dans sa bouche. Une autre fois. Mais le chant de cette sirène était tellement tentant qu’il dut faire appel à toute sa volonté pour rester immobile le temps que le feu se calme, qu’il reflue enfin et remporte au moins cette manche.

Après ce qui lui parut une éternité, il desserra ses mains et Mimi entama un mouvement pour l’avaler complètement. Voir sa queue disparaître entre les lèvres rouges et gonflées de Mimi faillit causer sa perte une fois de plus. Il captura son regard, et à la lueur qui le traversa, il comprit que la jeune femme avait saisi sans peine la lutte qu’il menait. Il la sentit sourire autour de son sexe et grimaça.

Sorcière !

— Mimi, gronda-t-il en raffermissement ses mains autour de sa tête.

Un avertissement qu’elle ignora en le torturant de la plus traite des façons. Elle était peut- être immobilisée par les mains de Daniel posées sur son crâne, mais elle était libre de tous ses autres mouvements. Elle obligea sa gorge à effectuer un mouvement de déglutition. Ce simple effleurement eut

presque raison de Daniel qui sentit son sexe se faire comprimer dans la gorge de Mimi, et instinctivement, il rua vers l’avant, son sexe s’enfonçant encore plus profondément.

Elle respira longuement par le nez, le temps que sa gorge s’habitue. Mais Daniel la saisit sous les bras et la releva. Ses lèvres couvrirent les siennes si furieusement qu’elle aurait probablement des marques le lendemain. Elle ne voulait pas de douceur. Elle désirait un baiser qui correspondait aux émotions qui faisaient rage en elle. Elle avait besoin de lui. Mimi émit un gémissement, une sorte de douce supplique de soumission et se pressa contre lui. Il faillit perdre la raison, perdre ce contrôle qui lui était si précieux.

Daniel s’écarta le temps de lui retirer, arracher, plutôt son t-shirt et porta la jeune femme sur le lit sur lequel il l’allongea avant de recouvrir son corps du sien. Les cuisses de Mimi s’ouvrirent d’elles-mêmes pour l’accueillir.

Il dévora sa bouche et Mimi émit des petits bruits de gorge sexy, et quand son sexe entra en contact avec les chairs tendres et trempées de Mimi, il faillit, pour la troisième fois en moins de deux minutes, perdre tout contrôle.

Il se détacha de Mimi le temps d’attraper un préservatif dans le tiroir de la table de nuit, de s’en gainer et de reprendre aussitôt sa place. Il lui écarta largement les cuisses, son regard errant vers le sexe de la jeune femme. De jolis plis d’un rose tendre luisaient de son désir pour lui. Des lèvres douces et charnues, qu’il mourait d’envie de lécher, mordre. Mais pas maintenant. Il ne désirait qu’une seule chose : sentir la chaleur de Mimi se refermer autour

de sa queue. Il réfléchirait demain aux conséquences. Pour le moment, il avait perdu une grosse poignée de neurones et ne parvenait plus à faire preuve de la moindre lucidité.

Il aligna son sexe à celui de la jeune femme et poussa jusqu’à ce qu’il soit enfoui au plus profond de ce corps si chaud.

Et là, enfin il se sentit complet. En prendre conscience le bouleversa d’une façon qui ébranla toutes ses certitudes.

Daniel avait niché son visage dans le creux de son cou, sa barbe lui griffant délicieusement la peau, particulièrement fine à cet endroit. Il respirait difficilement, sans esquisser le moindre mouvement. Mimi comprit qu’il venait de cesser de lutter, même si elle ignorait si c’était contre elle ou bien contre lui et ses émotions. Elle sentit qu’il avait besoin d’un moment pour reprendre ses esprits et se retrouver enfin en phase avec lui-même.

Du bout des doigts, elle caressa sa nuque humide de transpiration. Des gestes d’une douceur telle qu’ils sortirent Daniel de sa torpeur.

Il releva la tête et ses yeux happèrent cette belle couleur ambre qu’il aimait tant. Des pouces, il caressa les pommettes hautes de Mimi. Un geste empreint d’une intimité qui ébranla la jeune femme. Il la sentit vibrer autour de lui. Il avait une conscience aiguë du corps de Mimi. Le moindre mouvement envoyait des vibrations dans son sexe. Ses parois chaudes et glissantes enveloppées autour de sa hampe. Les jambes de Mimi sauvagement agrippées à taille. Ses mains qui se promenaient sur ses épaules, son cou. Et son souffle. Chaud, sucré, en suspens au-dessous de ses propres lèvres. Ce tout qui l’amena à bouger

légèrement les hanches, s’enfonçant un peu plus dans le corps de Mimi qui réagit en poussant un petit gémissement.

C’était trop, il ne durerait pas.

— Je ne pourrais pas tenir très longtemps, haleta-t-

il.

— Alors, ne te retiens pas, murmura Mimi sans quitter son visage crispé par l’effort qu’il déployait pour ne pas que son plaisir, et celui de Mimi, réalisa-t-elle, lui échappent totalement et rapidement.

Daniel donna un coup de rein, court et puissant, et Mimi gémit, la tête rejetée vers l’arrière.

Dieu ! Qu’elle était belle, ainsi perdue dans ses sensations !

Daniel ne voulait voir que ceci sur son visage. Le plaisir, l’abandon. Il voulait les lui offrir sur un plateau. Déposer aux creux de ses mains tout ce que son cœur, son corps et son âme pouvaient offrir. Cette femme possédait un pouvoir sur lui d’une force exceptionnelle, et elle n’en avait pas la moindre conscience, ce qui était plus sage.

Il entama de puissants mouvements de va-et-vient. Chaque fois qu’il s’enfonçait dans son corps chaud et accueillant, il se perdait un peu lui-même, tout en retrouvant foi en des sentiments et des émotions qu’il avait bannis depuis vingt ans. Il les chassa de son esprit, se concentrant uniquement sur le plaisir de Mimi. Il sentait son orgasme prendre vie, se canalisant en une boule de feu au creux de ses reins. Tout comme il sentait la naissance de celui de Mimi. À chaque mouvement, il sentait ses parois internes se

contracter. La sensation était merveilleuse. Il était pris en étau dans le corps divin de cette femme. Les contractions étaient presque douloureuses autour de sa hampe, mais il voulait la faire jouir.

Maintenant !

Il glissa sa main sous le genou de Mimi et d’un geste lui releva la jambe pour la poser sur son épaule, changeant l’angle de sa pénétration. Mimi poussa un cri alors qu’il s’enfonçait profondément en elle, la base de son sexe appuyant contre son clitoris. La réaction de Mimi fut immédiate. Son sexe se contracta dans un puissant orgasme.

— Daniel ! cria-t-elle, la tête rejetée vers l’arrière.

Les contractions de Mimi signèrent sa propre libération. Les muscles de la jeune femme comprimèrent son sexe. Il se sentait aspiré dans la chaleur de son corps tentateur alors qu’il se déversait longuement en elle, accompagnant chaque pulsation d’un mouvement de hanche. Il voulait sentir chaque onde, apprécier la violence de son orgasme et le plaisir incommensurable qu’il ressentait, qu’il vivait, avant de retomber sur la jeune femme.

Il se retint sur les coudes pour ne pas l’écraser par son poids. Tous les deux haletaient. Le visage de Mimi était délicieusement rouge, ses lèvres gonflées alors qu’un sourire dont elle n’avait même pas conscience étirait ses lèvres magnifiques. Ses yeux ambre qui avaient viré à cette teinte plus claire, presque jaune, trahissaient une langueur qu’il adorait voir. Une satisfaction toute masculine d’être celui qui lui procurait cet état de bien-être absolu.

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