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Crazy lover, chapitre 14

Zoé Vernon

Son cœur battait à tout rompre. Et cela n’avait rien

voir avec les cinq étages qu’elle venait de gravir en un temps record. Malgré tous ses efforts pour dénicher les hommes que Daniel n’avait pas manqué de lui mettre aux trousses, elle n’avait pas été fichue de le débusquer. Elle pensait que le métro serait son alliée et qu’il lui serait facile de les repérer, mais elle avait fait chou blanc. C’était à la fois agaçant et réconfortant. Non que Paul fut un amateur, mais ses nouveaux gardes du corps, même s’ils n’avaient pas été présentés officiellement, étaient terriblement discrets et efficaces et n’avaient rien d’amateur.

Non, ce qui lui provoquait un début de tachycardie était le petit frisson qui lui chatouillait la nuque et qu’elle avait ressenti juste en bas de son immeuble. Des frissons qu’elles parvenaient à identifier et qui n’étaient provoqués que par une personne. Et pas n’importe laquelle.

Un sourire timide lui releva les lèvres au souvenir de l’audace dont elle avait fait preuve dans le bureau de Daniel. Elle en avait adoré chaque seconde et rêvait de toucher à nouveau la peau brûlante de cet homme qui lui faisait tourner la tête depuis trop longtemps.

Le picotement derrière sa nuque s’intensifia au

point de devenir aussi vif qu’un flux électrique s’enroulant autour de sa colonne vertébrale. Elle inséra avec fébrilité la clé dans la serrure. Mimi n’eut même pas le temps d’ouvrir sa porte qu’un corps dur se plaqua dans son dos. Tout se déroula à une vitesse qui lui tourna la tête. L’homme passa un bras autour de son cou. Mimi sentit la panique l’envahir avec une force qui la fit suffoquer. Mais contrairement à ce qu’elle craignait, l’homme n’exerça aucune pression. Au contraire, c’était comme s’il formait une cage autour d’elle. Une cage protectrice. Immédiatement, elle reconnut l’odeur si particulière de Daniel et Mimi se détendit et le souffle qu’elle retenait s’échappa de ses poumons. Daniel ouvrit la porte et poussa Mimi à l’intérieur puis referma derrière eux et verrouilla.

Le corps souple de la jeune femme était pressé contre le sien et elle ne pouvait en aucun cas ignorer son érection qui lui sciait les reins. Il sentit le souffle de Mimi retrouver un rythme normal. Son but n’était pas de l’effrayer, mais de lui faire comprendre qu’elle ne pouvait pas le provoquer impunément sans en subir les conséquences. D’un geste il la retourna et la fit reculer jusqu’à ce que son dos cogne contre le mur de l’entrée.

Mimi entendit vaguement son sac à main heurter le sol en un bruit mat. Elle releva la tête et ses yeux percutèrent le regard sombre de Daniel. Un regard empli de désir et de rage contenue. Il était en colère et Mimi était incapable de déterminer si elle était dirigée contre elle ou contre lui. Peut-être un peu des deux.

Il s’attarda sur ses cheveux défaits, puis son regard glissa sur ses lèvres qui s’entrouvrirent d’elles-

mêmes. Mimi vit un instant de l’amusement sur les traits de Daniel, bien vite balayé quand il continua de l’explorer du regard.

Daniel fixa la petite veine qui battait furieusement dans le cou gracile de la jeune femme. Les pulsations étaient comme un appel, et ses lèvres furent attirées par ce petit morceau de peau fine et délicate. Doucement, sa bouche s’y posa. D’abord par petites touches, à peine des effleurements. Jusqu’à ce qu’il sente Mimi trembler et pousser un léger gémissement qui mit ses sens en feu.

Aussitôt, il emprisonna sa tête entre ses mains et plaqua ses lèvres contre les siennes. Il les caressa du bout de la langue, s’attardant sur le velouté exquis de sa peau. Puis passa la barrière de ses dents et envahit sa bouche. Sa langue entama un combat à la fois doux et conquérant avec celle de Mimi dont les mains accrochèrent ses flans et glissèrent sur son dos.

Mimi enfonça ses ongles quand elle sentit la langue de Daniel prendre totalement possession de sa bouche. Son baiser devint plus dur, presque punitif. La pression des lèvres de Daniel contre les siennes était

la limite de la douleur. Étrangement, Mimi sentit que des barrières qu’elle avait longtemps tenues érigées s’effondraient sous les assauts de Daniel. Et cette prise de conscience l’effraya autant qu’elle la galvanisa.

Daniel se rapprocha et se pressa contre la jeune femme plus fermement. Son corps était tendu et il se sentait prêt à perdre la tête. Son sexe le faisait délicieusement souffrir ainsi comprimé contre le ventre de Mimi. Seules quelques fines couches de vêtements les séparaient. Si près de la délivrance. Daniel recula, essoufflé. S’il ne s’arrêtait pas, il jouirait comme un collégien à son premier rendez-vous. Et Mimi méritait mieux que des attouchements

maladroits dans un couloir. Mais l’urgence prit le pas sur son côté chevaleresque.

Il la voulait.

Maintenant !

Mimi reprit son souffle et dévisagea Daniel. Ses traits étaient crispés, comme s’il souffrait et un étrange sourire s’imprima sur ses lèvres en comprenant qu’elle était responsable de son état.

Un éclat passa dans les prunelles de Daniel, les rendant encore plus sombres. Son sourire ne lui avait pas échappé et quelque chose disait à Mimi qu’elle allait le regretter. De la meilleure façon qu’il soit. Comme s’il lisait ses pensées, Daniel se recula légèrement, juste ce qu’il lui fallait comme espace pour faire passer le pull de Mimi par dessus sa tête. Le geste fut si rapide que Mimi en resta figée, les yeux écarquillés.

— C’est mieux comme cela. Mais ce n’est pas encore suffisant.

La voix de Daniel était rauque, chargée d’érotisme qui fit frissonner Mimi. Elle ne baissa cependant pas le regard.

— À ton tour, commença-t-elle en essayant de faire tomber de ses épaules sa veste de cuir.

Il lui attrapa d’un geste vif les poignets et les immobilisa au-dessus de sa tête. Cela le rapprocha et son torse entra en contact avec les petits seins ronds et fermes emprisonnés dans un minuscule carcan de dentelle.

Dieu ! Qu’il mourrait d’envie de la sentir nue contre lui.

— Oh, non ! Ma belle. Tu as déjà fusillé une de mes

chemises, et je ne veux pas prendre le risque d’avoir à refaire ma garde-robe.

Ainsi, les bras au-dessus de la tête, Mimi aurait dû se sentir vulnérable. Elle s’était promis de ne plus jamais se retrouver à la merci de quiconque. Des hommes en particulier. Mais cette forme de domination n’avait rien d’effrayant. Au contraire, les entraves que lui imposait Daniel avec ses propres mains étaient une sorte de délivrance pour elle. Il la gardait à sa merci, mais il ne serrait pas ses poignets. Il lui laissait le choix. Celui de se libérer ou celui d’accepter sa domination et l’autoriser à guider leurs ébats.

Une sensation de pouvoir fit courir un frisson sous la peau de Mimi. C’était peut-être lui qui donnait des ordres, mais il était totalement à sa merci. À sa grande surprise, elle constatait qu’il était plutôt agréable de laisser quelqu’un d’autre prendre les choses en mains, par moment. Mimi n’avait jamais été aussi sensible à la présence d’un homme de toute sa vie. Une fenêtre sur tout un champ des possibles s’ouvrit d’un coup. Si violemment que sa respiration se coupa.

— Tout va bien ? demanda Daniel, les sourcils froncés.

Il voulait bien s’amuser avec Mimi, mais il s’interdisait de lui imposer quoi que ce soit. Il allait relâcher les poignets de la jeune femme quand elle reprit précipitamment la parole.

— Non ! Reste comme cela. Tout va bien.

C’était un « non » presque désespéré. Et Daniel sentit dans ce simple mot que ce que fuyait Mimi allait bien au- delà de ce qu’il pensait être une simple cabale d’un ex. Il vit de la panique dans le regard de la jeune femme et instinctivement, il resserra sa main autour

de ses poignets. Aussitôt, il la sentit se détendre et Daniel esquissa un sourire satisfait.

OK. Il commençait à comprendre comment fonctionnait sa belle danseuse. Et finalement, le mécanisme était très simple. Cette femme avait besoin de contrôle, mais elle avait surtout besoin de retrouver la confiance dans les hommes. Et à l’instant, il décida qu’il serait celui qui la réconcilierait avec ses pairs. Et il serait le seul !

Mimi fixait Daniel pendant que lui même l’observait. Comme s’il lisait en elle. Et visiblement, vu le sourire agaçant qui s’inscrivait sur ses satanées lèvres, il y parvenait sans problème. Avec une lenteur calculée, il inclina la tête. Mimi frissonna violemment et son ventre se contracta quand le souffle de Daniel vient lui caresser le creux juste sous son oreille. Du bout de la langue, il décrivit des arabesques qui la firent haleter. Elle tenta de libérer ses mains. Elle voulait le toucher, sentir la chaleur de sa peau sous ses paumes, en éprouver la texture. Mais Daniel raffermit sa prise, toujours sans marquer ses poignets. Juste un rappel de sa position… que Mimi lui abandonna dans un soupir.

La bouche de Daniel dessina un chemin sur sa peau et vint se poser sur sa clavicule qu’il parcourut en y appliquant de légers baisers. Mimi se cambra quand elle sentit la main libre de Daniel explorer son buste. Se poser sur son cou, glisser sur l’arrondi de son sein pour courir le long de sa taille. Ses doigts étaient comme des notes de musique. Douces, caressantes, mais fortes à la fois. Imprimant un tempo et une mélodie qui raisonnaient dans le corps de Mimi et lui faisait ressentir des sensations inédites.

Daniel posa sa main en étoile sur le ventre plat de

la jeune femme. Il pouvait sentir les frissons qui lui parcouraient la peau et la chair de poule qui la recouvrait à chaque caresse. Mimi était étonnamment réactive et le désir de Daniel se fit plus impérieux. Son sexe pulsait douloureusement, appuyant sur les boutons de son jean.

Ses mains, ses doigts, jouaient sur la peau de la jeune femme. S’attardaient ou effectuaient une pression plus appuyée en fonction du souffle de Mimi. Plus il se faisait erratique, plus il insistait. Daniel goûtait la peau de Mimi avec un plaisir évident. Il y reconnaissait une odeur d’amande et celle plus caractéristique qui définissait la jeune femme. Ses lèvres quittèrent le creux au-dessus de la clavicule de Mimi et descendirent à la naissance de son sein droit. Il abaissa le bonnet de son soutien-gorge en même temps que sa bouche happa la pointe de son sein.

Mimi sursauta et se cambra, un cri s’échappant de ses lèvres. Daniel la torturait, et Seigneur ! qu’elle aimait ça. Il jouait avec elle, découvrait son corps, ses points sensibles. Et ce misérable voyou y parvenait. Mimi se cambra un peu plus quand il mordit son téton pour ensuite passer sa langue dessus avec une lenteur diabolique.

La douleur qu’elle ressentit fut rapidement absorbée par un feu qui l’embrasa à une vitesse vertigineuse. Seigneur, jamais son corps n’avait été sollicité ainsi. Jamais ses rares partenaires n’avaient abordé le sexe avec cette pointe de douleur qui s’accordait si bien avec le désir.

Bon sang ! Que c’était bon !

Et Daniel n’avait touché qu’à un seul de ses seins. Qu’est-ce que cela serait quand il se déciderait à l’explorer entièrement !? L’impatience, l’envie de plus. Plus de ses merveilleuses morsures, plus de ses doigts sur sa peau, plus de tout ! Mimi se tortilla pour se

dégager et libérer la tension qui pulsait dans son ventre.

Mais Daniel n’en avait pas décidé ainsi. Elle sentit son souffle sur son sein et ses légers tressautements quand il rit contre sa peau.

— Doucement, ma belle.

— Je n’en peux plus, haleta Mimi.

Il redressa la tête sans que ses lèvres quittent sa peau, puis s’en éloigna juste ce qu’il fallait pour parler.

— Tu m’as fait vivre un enfer dans mon bureau.

— Tu te venges ? demanda Mimi légèrement effarée.

— Non, ma belle. Je t’apprends la patience.

Voir Daniel à un souffle de son sein et ne rien faire était un supplice qu’elle ne pensait jamais vivre un jour. Cet homme était le Diable en personne. Même face à la tentation, il résistait. Uniquement pour la rendre folle. Et cela fonctionnait à merveille.

— C’est juste de la sémantique, réussit-elle à articuler. Parce qu’au final, ça revient au mê…

Elle ne put terminer sa phrase et hoqueta quand Daniel reprit la pointe de son sein dans sa bouche avant de l’aspirer fermement. Il alternait entre mordillements et coups de langue. Il lui lâcha enfin les poignets et instinctivement, Mimi glissa ses mains sur son crâne pour lui saisir les cheveux et l’attirer plus près encore d’elle. Daniel s’attarda quelques secondes et s’écarta, ce qui fit crier Mimi de frustration.

— Non !

Mais ce ne fut que pour replonger sur elle, écarter

le second bonnet de son soutien-gorge et s’attaquer goulûment à son sein tandis que ses doigts torturaient délicieusement l’autre pointe sensible encore humide, en la pinçant et l’étirant. Mimi pouvait à peine respirer. Les sensations étaient décuplées et chaque mordillement, chaque pincement envoyaient directement des décharges dans son sexe.

Daniel s’arrêta brusquement et s’agenouilla devant la jeune femme. Mimi cru qu’elle allait pleurer de soulagement et de frustration mélangée tant son corps était tendu. En un tour de main, il venait de lui retirer ses chaussures. Mimi avait l’impression d’être un pantin qu’il manipulait à sa guise.

D’une main experte, il dégrafa le soutien- gorge de la jeune femme et le laissa glisser le long de ses bras. Daniel releva la tête et la vision qu’il eut lui envoya un uppercut en plein estomac. Mimi. Les yeux fermés, les joues rouges d’excitation. Ses lèvres étaient entrouvertes cherchant l’air qui s’était subitement raréfié dans l’appartement. Ses adorables seins libérés de leur dentelle se soulevaient au rythme de sa respiration. Il l’avait amenée, seulement avec sa bouche et ses mains, au bord de la jouissance. Et le spectacle était tout simplement magnifique. Comme pour la faire réagir un peut plus, il souffla doucement sur son sexe et immédiatement elle réagit en propulsant ses hanches vers l’avant, attirée par la force que lui insufflait Daniel.

Mimi ressentit le souffle chaud de Daniel à travers son leggings toucher directement sa peau, et la chaleur se répandit dans tout son corps, la faisant trembler. Un son qu’elle ne reconnut pas s’échappa de sa gorge. Pour la plus grande satisfaction de Daniel.

Doucement, il agrippa de chaque côté de ses hanches les bords de son leggings et le fit glisser lentement le long de ses jambes interminables. Il lui

souleva un pied pour faire passer le pantalon et son minuscule slip. Puis le second et lança le tout au loin. Immédiatement, son regard fut attiré par son entre-jambes. Une fine bande rousse recouvrait son mont de Venus et s’arrêtait quelques millimètres au-dessus d’un petit bourgeon d’un délicieux rose qui s’accordait

la perfection avec celui de ses auréoles. Comme des framboises mûres à souhait qui n’attendait qu’à être cueillies.

Daniel ne put résister. Il passa sa langue dans les plis humides de la jeune femme. Il entendit distinctement sa respiration se couper avant que ses doigts se refermassent presque violemment sur son crâne, empoignant ses cheveux. Elle tenta de décoller ses hanches du mur, mais Daniel la tenait fermement.

Il la voulait à sa merci. Totalement.

Son goût était merveilleux et Daniel glissa un peu plus profondément sa langue dans ses replis humides, arrachant à la jeune femme un gémissement qui faillit avoir raison de sa retenue, pour le moment beaucoup trop fragile. Son sexe pulsait douloureusement, prêt à exploser. Il ne pourrait pas se retenir très longtemps avant de s’enfouir profondément dans la moiteur de son sexe. Avant de se relever, il aspira le petit bourgeon délicieusement gorgé de Mimi. Avec une satisfaction toute masculine, il la sentit se raidir et trembler sous sa langue. Elle était proche. Mais ce n’était pas ainsi qu’il voulait la faire jouir.

Il se releva lentement, parsemant le corps de Mimi de baisers, jusqu’à ce que ses lèvres se posent sur celles de la jeune femme et qu’il la fasse de nouveau gémir. Daniel enroula sa langue autour de la sienne, douce, chaude et terriblement réceptive. D’un geste souple, il accrocha ses mains derrière ses cuisses et la souleva. À sa plus grande satisfaction, Mimi enroula

ses jambes autour de ses hanches et noua ses chevilles dans son dos et ses bras derrière de sa nuque, ses doigts s’enfouissant dans ses cheveux. Ainsi, elle était au plus près de Daniel.

— Je te ferais jouir avec ma bouche, mais pas aujourd’hui. Pour l’instant, je ne rêve que de m’enfouir dans ce joli corps.

Son dos était délicieusement pressé contre le mur alors que le corps de Daniel pesa sur celui de la jeune femme. Mimi adorait cette sensation. Le poids du corps de Daniel. Ce sentiment puissant de sécurité qui l’envahissait. Son intimité frotta contre le tissu rugueux de son jean. Mimi ferma les yeux et mordit sa lèvre pour ne pas gémir de plaisir.

— Regarde-moi, lui ordonna Daniel.

Mimi lui obéit et plongea ses yeux dans ceux presque noirs de Daniel.

— Je veux voir chaque nuance de ces magnifiques yeux quand je m’enfoncerais profondément en toi, ajouta-t-il en exerçant une pression de son bassin.

Le cœur de Mimi fit un bond dans sa poitrine. La voix rauque et légèrement voilée de Daniel avait un effet sur son corps qui aurait dû l’inquiéter. Celui-ci réagissait à la moindre vibration, comme s’il reconnaissait le timbre de cet homme et s’accordait à lui à la perfection. Comment son corps pouvait-il s’embraser aussi vite ? C’était comme s’il se réveillait d’une longue hibernation.

Les mains de Mimi emprisonnèrent sa mâchoire, sa barbe naissante lui picotant agréablement le bout des

doigts. Ses lèvres fondirent sur les siennes. Elle avait désespérément besoin de sentir le goût de sa bouche, d’assouvir cette faim dévorante qui la consumait. La bouche de Daniel l’accueillit et l’aspira dans un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence. Elle se reput de la saveur masculine de Daniel, sa façon de l’explorer, de fouiller sa bouche, de son âme.

Mimi fit glisser ses mains sur le torse de Daniel puis son ventre dur avant de s’arrêter sur sa ceinture qu’elle déboucla. Ses doigts tremblaient quand elle s’attaqua aux boutons de son jean et qu’elle le fit légèrement glisser de ses hanches. Elle exécuta la même opération pour baisser son boxer et libérer son érection. À sa vue, Mimi retint son souffle. Il était dur, imposant. Magnifique.

Elle releva les yeux et esquissa un discret sourire. La respiration de Daniel était hachée, presque douloureuse. Ses mains se glissèrent sous son t-shirt et Mimi lui arracha un grognement quand ses ongles éraflèrent sa peau. Elle en apprécia la douceur et décrivit de petites arabesques du bout des doigts.

Elle était entièrement nue. Lui, totalement habillé. Ce qui ajoutait à l’érotisme du moment. Mais Mimi en voulait plus. Elle voulait sentir sa peau nue contre la sienne, en éprouver la dureté et les ondulations quand il bougeait. Elle attrapa le col de son cuir pour le faire glisser de ses épaules.

— On va en avoir besoin, la stoppa Daniel. Elle le regarda, incertaine.

— Préservatif. Portefeuille. Poche intérieure droite.

Chaque mot prononcé semblait l’être dans la douleur. S’il n’était pas en elle dans les secondes qui

venaient, il allait en mourir. Avec soulagement, il observa la jeune femme fouiller dans son blouson et sortir son portefeuille.

— Compartiment de gauche, la guida-t-il.

Regarder les doigts fins de Mimi extraire la pochette argentée avec une lenteur calculée le fit grimacer de douleur. Le feu dans ses reins semblait s’étendre à l’entièreté de son corps et ses mains se refermèrent un peu plus sur les fesses douces de Mimi qui poussa un petit cri.

Elle plongea ses yeux dans ceux devenus maintenant totalement noirs de Daniel. Elle retint son souffle devant l’expression de désir qu’il affichait. Ce même désir à l’état brut qu’elle avait aperçu sur ses traits dans son bureau. Elle déchira la pochette sans le quitter des yeux et Daniel poussa un grognement quand elle pencha la tête et passa doucement la langue sur sa lèvre.

Nom de Dieu ! Elle allait le tuer.

Elle jouait volontairement avec sa résistance. Même s’il faisait preuve d’une grande retenue, il ne tiendrait pas longtemps. Mimi baissa les yeux et Daniel ressentit la brûlure de son regard sur son sexe. Il suivit le mouvement de ses mains quand l’une empoigna son sexe et l’autre le gaina de latex. Daniel esquissa un sourire carnassier. Mimi, sous ses airs de maîtriser la situation, était visiblement aussi fébrile que lui. Il était impossible d’ignorer le léger tremblement de ses mains, surtout lorsque celles-ci étaient posées sur la partie la plus sensible de son corps.

À peine eut-elle terminé qu’il la redressa. Surprise

par la soudaineté de son geste, Mimi s’accrocha vivement à ses épaules tandis que Daniel fléchissait légèrement les genoux. Il fit glisser son sexe le long des replis soyeux de Mimi, lui arrachant un gémissement. Il répéta son geste plusieurs fois, jusqu’à ce que la jeune femme soit à bout.

— Daniel !

— Dis-moi ce que tu veux.

Mimi comprenait où il voulait en venir. Qu’elle verbalise son envie de lui. Qu’il la prenne. Immédiatement ! Mais elle refusait de le supplier.

— Non.

Aussitôt, Daniel s’immobilisa. Mimi en aurait pleuré. Les émotions que Daniel avait fait naître étaient particulièrement violentes. Elles lui faisaient comprendre que même si elle fuyait, elle restait une femme.

Avec ses envies.

Ses besoins.

Sa féminité.

— Dis-moi, répéta-t-il en reprenant son mouvement de va-et-vient contre ses chairs sensibles.

Avec une précision diabolique, son sexe vint heurter la petite crête hyper sensible de Mimi qui étouffa un sanglot. Ses doigts agrippèrent les cheveux de Daniel qui se félicita dans un moment de lucidité de ne pas les avoir coupés. Quand les ongles de Mimi lui griffèrent le cuir chevelu, un grognement sourd lui échappa et il faillit céder à la jeune femme. Mais il voulait la faire plier. Pas la soumettre. Mais lui

prouver que le plaisir pouvait être atteint sans qu’elle dirige. Qu’elle pouvait tout autant s’épanouir lorsqu’un homme lui montrait comment la jouissance pouvait être accessible quand on lâchait prise. Et il maudit celui qui avait fait croire à Mimi que l’amour, ou du moins l’acte sexuel devait impérativement posséder deux visages.

Un qui donne.

L’autre qui ne reçoit rien.

Non. L’acte sexuel était un échange. Où l’on recevait autant que l’on donnait. Peu importe celui qui dirigeait. Quand il vit une larme rouler sur la joue de la jeune femme, il comprit qu’elle acceptait le compromis.

— Toi. C’est toi que je veux, murmura-t-elle avec une douceur qui eut raison de lui.

Son gland sensible au possible vint se poser à l’orée de son intimité et Daniel ressentit pleinement le tressaillement d’anticipation de Mimi. Son sexe était parfaitement aligné à celui de la jeune femme qui étouffa un gémissement.

D’un coup puissant et souple, il la pénétra entièrement. Mimi ferma les yeux, totalement subjuguée par la sensation du corps de Daniel dans le sien. Elle ressentit comme une délivrance, un besoin de laisser exprimer ses émotions qui la dépassa, et s’accrocha aux épaules de Daniel. Cet homme avait ce pouvoir de l’empêcher de sombrer et de rester à la surface tout en profitant des vagues de plaisirs qu’il lui faisait découvrir.

Daniel resta ancré au fond de la douceur du corps chaud de Mimi. S’il faisait le moindre mouvement, il jouirait sur-le-champ. Il ressentait avec une acuité

affolante les chairs de Mimi pulser doucement autour de son sexe. Son visage était plongé dans le cou de la jeune femme. Il respirait sa chaleur, son odeur, se repaissait des battements frénétiques de son pouls effleurant sa gorge. Daniel redressa légèrement la tête pour suçoter la peau si fine, si douce. Assez fort pour la faire réagir, mais pas assez pour laisser une trace. Il voulait la marquer. Mais pas de cette façon. Il voulait d’elle une reddition totale. Et Mimi s’en approchait un peu plus à chacune de ses respirations.

Mimi poussa un long soupir. Les sensations allaient la terrasser. Par leur puissance. Par leur intensité. Elle en voulait plus. Daniel lui infligeait mille supplices, attisait un brasier qu’elle ne contrôlait pas. Son ventre se contracta dans l’attente de ce plus qu’elle attendait avec une force qui la fit presque sangloter.

Daniel recula la tête. Voir Mimi, la tête rejetée vers l’arrière, les joues empourprées et ses lèvres entrouvertes qui aspiraient l’air difficilement était une vision qui lui empoigna le cœur et lui envoya des milliers de flèches enflammées directement à l’entrejambe.

Il inspira calmement et longuement pour reprendre le contrôle de son corps.

— Regarde-moi.

Mimi entendait la raucité de sa voix. Comprenait ses mots. Mais elle était incapable de quitter la bulle d’extase dans laquelle Daniel l’avait plongée. Et il n’avait pas encore entamé le moindre mouvement.

Une de ses mains vint se poser sur la joue de Mimi, l’obligeant à lui faire face. Bien difficilement, elle ouvrit les yeux et les écarquilla quand ils rencontrèrent ceux féroces de Daniel. Un regard de

fauve, prédateur, qui contrôlait ses instincts et était prêt à libérer ces derniers pour fondre sur sa proie. Elle. Être capable de provoquer ce genre de réaction chez cet homme lui envoya des décharges qui traversèrent son corps et que Daniel perçut nettement.

— Je veux voir tes yeux quand je te ferai jouir.

Seigneur ! Cet homme allait y parvenir juste avec ses mots.

Le petit son sexy qui sortit de la gorge de Mimi fut suffisant pour Daniel.

Il se retira. Mimi ressentit un vide intense quand il abandonna ses chairs gorgées et sensibles, et un gémissement lui échappa. Un son qui résonna agréablement aux oreilles de Daniel. Mais ce fut pour mieux replonger en elle. La chaleur et la douce moiteur de Mimi l’enveloppaient, le caressaient à chaque mouvement. Et les petits bruits qui s’échappaient de la bouche de la jeune femme étaient des appels à aller plus vite. Plus loin. Plus fort. Chaque poussée le rapprochait de la délivrance. Il sentit les muscles internes de Mimi se contracter. L’étau autour de son sexe se resserra à mesure qu’il amplifiait ses mouvements. Plus énergiques, plus puissants.

Mimi respirait avec difficulté, les yeux rivés sur ceux de Daniel. Elle sentait avec une précision diabolique chaque centimètre de son sexe transpercer ses chairs, les rendre vulnérables. Une boule de chaleur s’était installée dans son ventre grossissant à chaque poussée de Daniel. Une chaleur qui se concentra sur un point précis et Mimi se figea. Puis son corps se tendit et l’orgasme la balaya, faisant

voler chacune de ses cellules, déstructurant son corps en milliers de points lumineux. Son cri fut étouffé par la bouche de Daniel. C’est comme s’il aspirait son plaisir, le buvait. Mimi sentit le sexe de Daniel s’épaissir et elle resserra ses bras autour de son cou quand elle éprouva les pulsations de sa hampe lorsque la délivrance le percuta à son tour.

Daniel accompagnait les dernières convulsions de Mimi. Ou inversement. Il ne savait plus où il commençait et où elle finissait. Ils étaient un tout. Mimi nicha la tête dans le cou de Daniel. Ils haletaient tous les deux, leurs cœurs battant dans un même ensemble. Leurs corps en sueur, mais comblés.

Mimi n’avait jamais fait l’amour à un homme avec cette intensité, partageant quelque chose de plus fort que l’acte physique. Et cette constatation l’effraya. Elle rejeta ces incertitudes pour les oublier totalement quand Daniel redressa la tête et déposa un doux baiser sur les lèvres.

Une sensation étrange envahit Daniel quand il posa ses yeux sur Mimi. La langueur, l’abandon total dans son regard et dans ses gestes alourdis après l’amour le toucha. Mimi lui avait accordé sa confiance. Plus encore, l’avait partagée avec lui. Et pour un seul de ses regards, il était prêt à tout pour protéger cette femme. Un sentiment de possessivité lui comprima les poumons. Toujours enfoncé en elle et malgré ses cuisses en feu, il les dirigea vers la chambre de Mimi. Sa tête reposait mollement contre son épaule, et son geste de confiance l’émut comme jamais auparavant.

Il entra dans la minuscule chambre et repoussa la couette pour allonger la jeune femme. Mimi gémit quand il se retira d’elle. Une sensation de vide, de manque la fit sursauter et elle attrapa le bras de

Daniel. Il lui adressa un sourire rassurant. Il comprenait tellement ce qu’elle ressentait. Mais il devait se débarrasser du préservatif.

Entre autres.

Il grimaça à cette pensée. Mais il était venu aussi pour cela.

Il se pencha, posa doucement ses lèvres sur celles de Mimi dont les yeux papillonnaient de sommeil.

— Je reviens, ma belle.

Il rabattit la couette sur le corps tentateur de Mimi qui poussa un soupir de satisfaction, et quitta la pièce.

Une fois rajusté, il osa un regard vers la chambre. Mimi semblait dormir. Ses joues étaient toujours teintées de roses, reliefs de leurs ébats. Les traits de la jeune femme étaient détendus, apaisés, son souffle régulier. Et Daniel eut la certitude que cela faisait des mois qu’elle n’avait pas profité d’une telle sérénité du corps et de l’esprit. Il repoussa doucement la porte, la laissant se reposer.

Il ramassa son porte-feuille échoué sur le parquet, puis avisa le sac à main de Mimi et en sortit son téléphone. Il connecta le Bluetooth à son propre téléphone et après quelques manipulations installa un programme de traçage dans l’appareil de la jeune femme. Il serait indétectable. Sauf pour quelqu’un qui savait quoi chercher. Il n’aimait pas entrer dans l’intimité de Mimi de cette façon. Mais le fait qu’elle refuse de parler l’empêchait de prendre les mesures nécessaires à sa sécurité. Il était conscient qu’il existait un schéma sous-jacent, mais ne parvenait pas

le définir. Et s’il ne comprenait pas ce qui se passait véritablement, il ne pourrait protéger Mimi.

Il envoya les codes d’accès à Greg pour qu’il puisse

également tracer Mimi. Deux personnes ne seraient pas de trop, mieux valait être prudent quand cela concernait la sécurité de sa fougueuse danseuse.

Mimi sentit la présence de Daniel dans la pièce plus qu’elle ne l’entendit. Cet homme était d’une discrétion effrayante. Un sourire paresseux s’étira sur ses lèvres

cette pensée. Daniel, avec son mètre quatre-vingt-cinq et sa silhouette athlétique, était plus discret qu’une petite souris. Et s’il savait à quoi elle le comparait en ce moment même, son ego en prendrait un coup.

Elle sursauta quand le souffle de Daniel lui caressa le petit creux derrière l’oreille. Oui, il était effectivement terriblement discret.

— Je peux savoir ce qui t’amuse ?

— Non, répondit Mimi dans un sourire.

Daniel s’assit au bord du lit, les bras de chaque côté de la tête de Mimi.

— Et pourquoi, je te prie.

Mimi ouvrit les yeux et les plongea dans ceux de Daniel.

— Parce que.

— Ce n’est pas une réponse

La voix de Daniel était trop douce, trop posée, trop sensuelle pour être honnête. Ce voyou se servait de son charme pour la faire parler. Et visiblement, cela fonctionnait quand elle s’apprêta à lui répondre sincèrement. Mais elle se reprit à temps et s’entendit

dire d’une façon tellement lascive qu’elle en frissonna.

— C’est la mienne.

La couleur chocolat qu’elle aimait tant luisait d’un éclat amusé qui se modifia en quelque chose de plus intime. Mimi déglutit difficilement. Un seul regard de cet homme et elle sombrait dans la débauche. Elle se concentra sur le petit triangle de peau qu’offrait l’encolure de son t-shirt.

Mauvaise idée ! s’admonesta-t-elle immédiatement.

Il était le diable incarné. Il avait abandonné son cuir et le t-shirt blanc qui moulait à la perfection son torse musclé tranchait de façon indécente avec sa peau hâlée.

Comme s’il avait perçu son trouble, Daniel se pencha vers la jeune femme. Mimi reçut de plein fouet la chaleur de son corps et son odeur, subtil mélange d’eau de toilette et de cette essence qui lui appartenait. Elle retint son souffle quand ses lèvres se pressèrent contre la peau fine de son cou. Daniel rit doucement et les vibrations traversèrent le corps de Mimi lui rappelant qu’elle était entièrement nue sous les draps.

Seigneur ! Son corps réagissait à une vitesse vertigineuse au point que Mimi sentit sourdre entre ses cuisses le résultat de son attirance pour Daniel.

— Je sais de quoi tu as envie, ma belle.

— Et de quoi ? haleta-t-elle.

— De repos, répliqua Daniel en se levant si brusquement que Mimi resta étourdie.

Bien sûr que non elle n’avait pas besoin de repos !

C’est lui qu’elle réclamait. Son corps, plutôt. Elle se redressa vivement et la couette glissa, révélant sa poitrine. Avec satisfaction, elle vit les yeux de Daniel s’y accrocher et prendre une teinte plus sombre.

— Je viens te chercher ce soir et te déposerai au cabaret.

— Pas question ! se rebella Mimi.

Hors de question de se laisser mener par le bout du nez ! Les yeux de Mimi lui lancèrent des éclairs, mais Daniel reconnut distinctement la frustration dans son regard ambre. Elle releva le menton dans un geste de défi.

— De toute façon, je n’ai plus besoin de toi, ajouta-t-elle.

— Tu veux dire que tu es comblée ? Sexuellement comblée ? précisa Daniel, une lueur moqueuse dans le regard.

— Absolument, répliqua-t-elle frondeuse. Tu peux disposer, maintenant.

Le rire grave de Daniel accueillit sa remarque.

— Je ne crois pas, non.

— Que tu peux disposer ? Je te certifie que je n’hésiterais pas à te jeter moi-même dehors de mon appartement.

Daniel s’était rapproché et surplombait Mimi. Il se baissa vers la jeune femme qui fut obligée de s’étendre si elle ne voulait pas entrer en contact avec la poitrine de Daniel. Il posa, comme la minute précédente, ses mains de chaque côté de sa tête et plongea avec délectation dans son regard pour dériver

vers ses lèvres puis sa poitrine indécemment exposée. Daniel dut faire un effort de volonté extrême pour ne pas prendre dans sa bouche un de ses insolents tétons roses et faire vivre mille tourments à sa jolie tentatrice.

— Je ne te parlais pas de m’expulser de chez toi, ma belle, murmura Daniel. Accorde-moi deux minutes et je te fais jouir comme jamais.

Mimi le regarda incrédule, le souffle coupé.

Comment un homme pouvait être aussi arrogant ?

Aussi sûr de lui ?

Daniel dut voir les étincelles de stupeur dans son regard muer en colère, car il se releva avec une souplesse diabolique pour atteindre la porte de la chambre.

— Sois prête à vingt heures, conclut-il avant de sortir et de refermer derrière lui.

— Espèce de démon ! L’invectiva Mimi.

Daniel rit en entendant un bruit sourd frapper contre la porte et tomber sur le sol. Probablement un magazine au vu du son.

Il sortit de l’appartement avant que sa furie rousse ne l’écharpe sur place et y trouve un plaisir certain. Cela ne l’empêcha pas de la verrouiller et s’assurer que les deux hommes en faction prennent le relais.

*

Mimi se laissa retomber lourdement sur le lit, emprisonnant un coussin qu’elle plaqua sur sa poitrine. Un sourire idiot lui barrait le visage. Elle se sentait bien, presque… complète. Comme si Daniel

était parvenu à combler les manques en lui apportant cette étincelle qui réchauffait son corps, son cœur et son âme.

Et si Daniel avait le réel pouvoir de l’aider ?

De la sortir de ce maelstrom qui régissait sa vie ? Un infime espoir prit racine, quelque part caché

sous les couches successives de peurs, de doutes. Un espoir qui commençait à grandir, s’épanouir, même s’il restait tapi, encore effrayé des conséquences que cela provoquerait dans sa vie si Mimi s’y accrochait.

Mimi regarda la porte imaginant sans peine l’homme qui se trouvait derrière, un sourire agaçant aux lèvres. Elle resserra un peu plus le coussin.

Comme c’était facile de se laisser emporter par Daniel.

Trop facile, peut-être…

Elle ne devait surtout pas tomber amoureuse de cet homme.

Ce serait une erreur.

Une monumentale erreur.

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